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Statuts

SOCIETAS GONFALONIS

dite
ARCHICONFRERIE DE LA SAINTE-CROIX
(PENITENTS BLANCS)
fondée en 1306

Association régie par la Loi du 1.7.1901
Reconnue d’utilitĂ© publique

*****

DERNIERE MODIFICATION DES STATUTS
par Décret Ministériel du 11 avril 1978

*****

I : HISTORIQUE :

1306 :
Origine de l’ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix sous le titre de SociĂ©tĂ© de Gonfalon.

1632 :
Fondation de l’HĂŽpital administrĂ© par l’Association du Gonfalon dite ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix.

1817-1818 :
DĂ©cret rendu par ancien SĂ©nat de Nice, approuvant les statuts concernant l’ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix et son hĂŽpital.
Le SĂ©nat de Sa MajestĂ©, siĂ©geant Ă  Nice, vu la pĂ©tition prĂ©sentĂ©e par M. DAIDERI. Antoine FOSSAT. lgnace VERAN et J.-B. FEDELE, demeurant en cette ville, les deux premiers prieurs actuels, et les deux derniers prieurs rĂ©gisseurs de l’ArchiconfrĂ©rie du Gonfalon, Ă©rigĂ©e dans cette ville sous le titre de Sainte-Croix souscrite par le sieur ESCOFFIER. Vu les chapitres de la Compagnie et les conclusions de M. l’avocat fiscal qui a eu communication du dossier.
Ordonnons que les chapitres ou statuts soient affichĂ©s dans Les lieux ordinaires de cette ville, un jour de fĂȘte, avec le plus grand concours de peuple, au sortir des offices divins.
Que si des observations sont faites sur la teneur des prĂ©sents statuts, elles seront reçues par un commissaire enquĂȘteur qui les consignera sur un registre ouvert Ă  cet effet, pendant une quinzaine de jours.
Nice. le 27 septembre 1817.
Pour le Sénat Royal Jean-Thomas ROUX
EN LA CAUSE CI-DESSUS,
Je soussignĂ©, huissier, ai fait aujourd’hui afficher dans les lieux accoutumĂ©s de la ville, Ă  la requĂȘte des sieurs François DAIDERI, Antoine FOSSAT, Prieurs actuels, Ignace VERAN et Jean FEDELE, Prieurs-RĂ©gisseurs de l’ArchiconfrĂ©rie du Gonfalon, Ă©rigĂ©e en cette ville, sous le titre de la Sainte-Croix, copie authentique des chapitres soit statuts et pĂ©tition du sieur Escoffier, le dĂ©cret du SĂ©nat en date du 27 septembre dernier, Ă  l’une des colonnes des portiques de Sainte-Jaume, et une copie en dehors de la porte du SĂ©nat de cette ville, ayant lu le tout Ă  haute et intelligible voix, et aprĂšs plusieurs coups de tambour, donne avis au public de ce qu’il s’agissait au sortir des offices divins ; et afin qu’il ne puisse protester en cas d’ignorance, j’ai laissĂ© affichĂ© dans les dits lieux ci-dessus nommĂ©s les copies authentiques sus-dites.
Nice, le 5 octobre 1817.
Signé : François MORAND, huissier.
Je soussigné, Secrétaire civil et criminel du Sénat Royal, siégeant à Nice :
Vu la relation ci-dessus écrite
Vu les statuts ou chapitres ci-dessus relates ;
Vu le dĂ©cret du SĂ©nat et l’apposition des affiches faite le 5 octobre courant par l’huissier MORAND.
Certifions que personne ne s’est prĂ©sentĂ© jusqu’Ă  ce jour pour mettre opposition.
En foi de quoi. Nice, le 23 octobre 1817, a 5 heures du soir.
Signe : Thomas ROUX. Secrétaire.
Vu les chapitres ou statuts de la vĂ©nĂ©rable ArchiconfrĂ©rie du Gonfalon Ă©rigĂ©s en cette ville sous le titre de Sainte-Croix. Vu les dĂ©libĂ©rations prises par la dite Compagnie assemblĂ©e le 27 octobre 1816 et le 29 juin 18 17 passĂ©s. Vu le dĂ©cret du suprĂȘme magistrat du 27 septembre 1818 dernier, qui a ordonne la publication des dits chapitres.
Vu le procĂšs-verbal de la publication dresse par l’huissier MORAND en date du 5 octobre 1817.
Vu le certificat de M. le SecrĂ©taire du sĂ©nat Royal, constatant que dans le dĂ©lai fixĂ© aucune opposition n’a Ă©tĂ© signifiĂ©e. Que les dispositions contenues dans les chapitres ou statuts sont toutes Ă©tablies pour la bonne direction et administration de la Compagnie et de l’hĂŽpital qui en dĂ©pend. Que pour ce qui regarde l’administration des biens apparte­nant aux deux Ă©tablissements, il n’y a rien qui puisse s’opposer Ă  leur exĂ©cution. Il est Ă  remarquer cependant que la facultĂ© donnĂ©e aux Prieurs par l’art. 34 de reprĂ©senter l’ArchiconfrĂ©rie dans tous les procĂšs qu’elle intentera, peut aussi ĂȘtre donnĂ©e quand il s’agit d’affaires sommaires dans lesquelles on admet les interventions personnelles des parties, mais lorsqu’il s’agit d’affaires formelles avec lĂ©gitimation de jugement, il ne suffit pas que le Prieur se prĂ©sente, mais on doit exiger l’autorisation Ă  faire donner par dĂ©libĂ©ration du Conseil. L’article 34 Ă©tant ainsi modifiĂ©, le bureau est d’avis que les statuts soient approuvĂ©s, que ces conclusions soient de nouveau publiĂ©es dans les lieux accoutumĂ©s et suivant les mĂȘmes formes, au sortir des offices divins.
Signé : GUIGLIA.

LE SÉNAT,
AprÚs avoir pris connaissance des chapitres et statuts, pré­sentés par la vénérable Archiconfrérie du Gonfalon ; de son recours du 23 août 1817.
Vu les conclusions de M. l’Avocat fiscal gĂ©nĂ©ral, a approuvĂ© et approuve les chapitres avec les modifications suivantes, Ă©noncĂ©es plus haut, regardant l’art. 34. Tout ce que la Compagnie fera en vertu des art. 66, 85 et 86, devra toujours ĂȘtre soumis Ă  l’approbation du SĂ©nat. L’art. 108 est nul et non avenu. En consĂ©quence, les statuts ainsi modifiĂ©s seront de nouveau publiĂ©s et affichĂ©s comme d’habitude.
Nice, le 17 mars 1818.
Signé : CAMBIAGI P.-C. MILON DE VOTA.
Le Sénat de S.M. siégeant à Nice.
Vu la relation ci-dessus et le recours prĂ©sentĂ© au nom de la Compagnie du Gonfalon, signĂ© ESCOFFIER. Vu les conclusions de M. l’Avocat fiscal, en date du 17 mars 1818.
Apres avoir considĂ©rĂ© toutes les piĂšces annexĂ©es. Approuve les statuts avec modifications de l’art. 34 ainsi qu’il a Ă©tĂ© dit plus haut et annule les dispositions de l’art. 108. Les susdits chapitres et statuts seront de nouveau publiĂ©s avec les susdites conclusions dans les lieux accoutumĂ©s, et selon les usages, dans cette ville, les jours de fĂȘte et au sortir des offices.
Nice, le 17 mars 1818.
Signé : J. Thomas ROUX, Secrétaire Général.
L’huissier, soussignĂ©, a fait afficher aujourd’hui dans les lieux accoutumĂ©s de cette ville, Ă  la requĂȘte des sieurs François DAIDERI, Antoine FOSSAT, Ignace VÉRAN et Jean-François FEDELE, les deux premiers Prieurs actuels et les deux derniers rĂ©gisseurs de l’ArchiconfrĂ©rie du Gonfalon.
François DAVID, huissier.
Pour copie conforme
Signé : BAUDOIN.

1845 :
DeuxiĂšmes statuts.

Les anciens statuts de 1818 qui ont Ă©tĂ© approuvĂ©s par le dĂ©cret du SĂ©nat de la mĂȘme annĂ©e, quoique par le dĂ©cret en date du 21 janvier 1845, rendu aussi par ledit royal SĂ©nat par lequel il prescrivait la rĂ©forme de ses anciens statuts par de nouveaux statuts aient Ă©tĂ© abroges dans la rĂ©alitĂ©, ont Ă©tĂ© toujours en vigueur.
Et ce qui le prouve, c’est le dĂ©cret rendu par M. le PrĂ©sident de la RĂ©publique, marĂ©chal de Mac-Mahon, en date du 12 fĂ©vrier 1877, dans lequel prĂ©cisĂ©ment pour dĂ©clarer que l’hĂŽpital de la Croix jouissait de la capacitĂ© civile, il s’appuie sur les anciens statuts approuvĂ©s par le royal SĂ©nat de Nice et d’autre part, il faut aussi retenir que ces anciens statuts de 1818 ont toujours continuĂ© Ă  ĂȘtre observĂ©s dans toutes leurs dispositions qui se trouvent renouvelĂ©es dans les derniers statuts Ă  l’exception de celles concernant la SociĂ©tĂ© de Saint Bonaven­ture de laquelle les anciens statuts ne faisaient aucun cas ; et la preuve encore que ces derniers statuts, lesquels ont Ă©tĂ© presque littĂ©ralement reproduits dans ceux de 1845, rĂ©sulte aussi de ce que malgrĂ© les observations qui furent faites Ă  cette occasion pour opĂ©rer le changement de la date et de la forme concernant la nomination des Prieurs (voir les art. 84 et suivants et les changements opĂ©rĂ©s par le Conseil). Les mĂȘmes dispositions ont toujours Ă©tĂ© obtenues et observĂ©es telles qu’elles avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© proposĂ©es par leurs auteurs. En dĂ©finitive, quoique les statuts de 1845 ne soient pas munis de la sanction lĂ©gale, ils ont Ă©tĂ© par le fait en vigueur jusqu’Ă  ce jour.
Quant aux anciens statuts de 1818 ils se sont Ă©garĂ©s, mais leur copie existe dans les archives de l’ancien SĂ©nat de Nice et le vrai motif pour lequel les statuts de 1845 n’ont pas reçu la sanction lĂ©gale, dĂ©pend d’une part de l’inutilitĂ© de cette formalitĂ© par la raison que les anciens statuts de 1817 existaient toujours tant qu’ils n’Ă©taient pas formellement rĂ©voquĂ©s et d’autre part, par un sentiment d’Ă©conomie, pour la dĂ©pense de leur impression.
En dĂ©finitive, sous le gouvernement Sarde, l’hĂŽpital et l’ArchiconfrĂ©rie jouissaient dĂ©jĂ  de la capacitĂ© civile et ils ont pour cela continuĂ© seuls Ă  en jouir sous le gouvernement Français, par la seule raison que les anciens statuts de 1817 ont continuĂ© Ă  ĂȘtre en vigueur.
Pour traduction conforme les Prieurs PALLAVI­CINI Sébastien, MERELLO Dominique, PEN­CHIENATTI J.-B, les recteurs BANCALARI François, IMBERTI Emmanuel, DANIEL Ignace.
19 septembre 1845.

1904 :
Conformément à la loi du 1-7-1901 sur les Associations, il a été procédé à la modification des statuts.
Le PrĂ©fet des Alpes-Maritimes, Officier de la LĂ©gion d’Honneur,
Vu les articles 5 et 6 de la loi du 1-juillet 1901 sur le Contrat d’association ;
Vu les articles 1 Ă  7 du dĂ©cret du 16 aoĂ»t 1901, portant rĂšglement d’administration publique pour l’exĂ©cution de la loi prĂ©citĂ©e ;
Certifie avoir reçu de M. Maurice ALBERT, demeurant à Nice, route de Turin, une déclaration en date du 26 décembre 1903, par laquelle il fait connaßtre la modification apportée aux statuts de la Société dite du Gonfalon ou Archiconfrérie de la Sainte-Croix, dont le siÚge social est situé à Nice, rue de la République, 40;
PiÚces annexées : Néant.
Nice, le 13 février 1904.
Pour le Préfet
Le Secrétaire Général,
DROZ.
Le PrĂ©fet des Alpes-Maritimes, Officier de la LĂ©gion d’Honneur,
Vu les 5 et 6 de la loi du le, juillet 1901 sur le Contrat d’association ;
Vu les articles 5 et 6 du dĂ©cret du 10rjuillet 1901 sur le Contrat rĂšglement d’administration publique pour l’exĂ©cution de la loi prĂ©citĂ©e ;
Certifie avoir reçu de M. le PrĂ©sident du Conseil d’Adminis­tration de la SociĂ©tĂ© du Gonfalon, dite ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix (M. Antoine MAIFFRET, propriĂ©taire-usinier, demeurant Ă  Nice, quartier Saint-Pons), une dĂ©claration en date du 15 juin 1904, par laquelle il fait connaĂźtre les modifications apportĂ©es Ă  la composition du Conseil d’Admi­nistration de ladite SociĂ©tĂ©, dont le siĂšge social est situĂ© Ă  Nice, HĂŽpital de la Croix.
PiÚces annexées : Néant.
Nice, le 6 juillet 1904.
Pour le Préfet
Le Secrétaire Général,
DROZ.
Journal Officiel de la République Française du 24 février 1905.
Date de la déclaration 13 février 1904.
Titre et objet : ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix. Exercer le culte catholique et secourir les frĂšres malades Ă  l’exclusion de toute idĂ©e politique.
SiÚge Social Rue de la République, 40, Nice (Alpes-Maritimes).

1959-1960 :
Les membres de l’Association rĂ©unis en AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale le 18 janvier 1959, ont pris conscience de la nĂ©cessitĂ© d’ĂȘtre irrĂ©prochablement fidĂšles Ă  l’esprit de l’ArchiconfrĂ©rie. AnimĂ©s de la volontĂ© de sauvegarder intact le patrimoine spirituel et matĂ©riel patiemment constituĂ© au cours des siĂšcles, ils ont pris la rĂ©solution d’appliquer avec plus d’intransigeance les principes chrĂ©tiens, seul gage d’efficacitĂ© de l’action sociale qu’ils veulent intensifier. ConcrĂ©tisant cette volontĂ©, l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale a dĂ©cidĂ© par 44 voix contre 5, de modifier trois articles des statuts, ce qui a eu pour premier effet salutaire de permettre, chose impossible auparavant, l’accession au Conseil d’Administra­tion, sur libre candidature, de membres dĂ©cidĂ©s a oeuvrer dans l’esprit dĂ©fini plus haut.
Afin de parfaire la structure de l’Association, une Commission a Ă©tĂ© constituĂ©e pour Ă©laborer des nouveaux statuts en conformitĂ© avec le statut type du Conseil d’État. concernant les associations rĂ©gies par la loi du les juillet 1901.
Les AssemblĂ©es GĂ©nĂ©rales des 25 octobre 1959 et 28 fĂ©vrier 1960, ont marquĂ© des Ă©tapes fructueuses. Ces AssemblĂ©es ont adoptĂ© Ă  l’unanimitĂ© le texte des nouveaux statuts qui, soumis au Conseil d’État, ont Ă©tĂ© dĂ©finitivement approuves par dĂ©cret ministĂ©riel en date du 12 septembre 1960.
L’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale du 18 dĂ©cembre 1960 indique la fin d’une pĂ©riode de transition qui fut, certes laborieuse, mais aussi pleine d’espoir, car elle sera surtout le point de dĂ©part d’une action gĂ©nĂ©reuse et efficace.
Notons ici que cette AssemblĂ©e, sur proposition du Conseil d’Administration, et a, l’unanimitĂ©, a nommĂ© Monseigneur DAUMAS membre d’honneur de l’ArchiconfrĂ©rie, a titre exceptionnel, en reconnaissance pour la part dĂ©cisive qu’il a prise en qualitĂ© de reprĂ©sentant de Monseigneur l’ArchevĂȘque, Ă  la rĂ©novation de l’Association.
(Le dossier qui rend compte de cette action est conserve aux archives de l’Association sous la rubrique “Affaires GĂ©né­rales 1959/1960″).
Composition du Conseil d’Administration provisoire en fonction en 1959
Prieur : R. DENTINI.
Sous-Prieurs : F. CARLON, P. BIANCHERI.
Recteurs : A. ALLO, N. TRUCCHI
Conseillers : P. ALLO, F. BREMOND.
J. CLAVEL, T. MARTIN.
E. MENCHI. V. MONTIGLIO,
J. PALLANCA. F. ROBBI,
J. SMITT, A. VAGLIO,
B. VIALE, V. ZUCCHINI.
Conseil d’Administration Ă©lu au scrutin secret pour 3 ans par !’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale du 18 fĂ©vrier 1960 (le renouvellement du Conseil aura lieu par tiers, chaque annĂ©e)
Président, Prieur R. DENTINI.
Vice-Présidents,
Sous-Prieurs A. ALLO, N. TRUCCHI.
Secrétaire Général V. MONTIGLIO.
Secrétaire Adjoint P. ALLO.
Trésorier Général J. PALLANCA.
Trésorier Ajoint : B. VIALE.
Conseillers C. BAILET, F. BREMOND,
L. CAPPELLO, B. LAURENTI,
T. MARTIN, P. MAZZANI
A. MENCHI, F. PERLASCO,
N. ROUX, J. SMITT,
Abbé A. TRUCCHI, F. ROBBI.

DÉCRET DU 12 SEPTEMBRE 1960

approuvant des modifications sur statuts de l’Association dĂ©nommĂ©e : “SociĂ©tĂ© du Gonfalon, dite ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix”.

Le Premier Ministre,
Sur le rapport du Ministre de l’IntĂ©rieur,
Vu, en date du 25 octobre 1959, la dĂ©libĂ©ration de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale de l’Association dite “SociĂ©tĂ© du Gonfalon, dite ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix”. Vu, en date du 17 mai1817, le dĂ©cret de l’ancien SĂ©nat Royal de Nice qui a reconnu d’utilitĂ© publique cet Ă©tablissement, ensemble ses statuts ;
Vu les piÚces établissant sa situation financiÚre ;
Vu les nouveaux statuts proposĂ©s et les autres piĂšces de l’affaire ;
Vu, en date du 29 dĂ©cembre 1959, l’avis du PrĂ©fet des Alpes­Maritimes ;
Vu, en date du 27 janvier 1960, l’avis du Ministre de la SantĂ© Publique et de la Population ;
Vu la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août suivant ;

DécrÚte

Article premier, - L’Association dĂ©nommĂ©e “SociĂ©tĂ© du Gonfalon, dite ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix” dont le siĂšge est Ă  Nice (Alpes-Maritimes), et qui a Ă©tĂ© reconnue comme Ă©tablissement d’utilitĂ© publique par dĂ©cret de l’ancien SĂ©nat Royal de Nice du 17 mai 1817, sera rĂ©gie dĂ©sormais par les statuts annexĂ©s au prĂ©sent dĂ©cret.
Article 2 -Le Ministre de l’IntĂ©rieur est chargĂ© de l’exĂ©cution du prĂ©sent dĂ©cret dont mention sera faite au Journal Officiel de la RĂ©publique Française.

Fait Ă  Paris, le 12 septembre 1960. Par le Premier Ministre

Michel DEBRÉ.
Le Ministre de l’IntĂ©rieur
Pierre CHATENET.

Texte paru au Journal Officiel n° 216 du 16 septembre 1960. Par dĂ©cret en date du 12 septembre 1960, ont Ă©tĂ© approuvĂ©es les modifications apportĂ©es aux statuts de l’Association reconnue d’utilitĂ© publique dĂ©nommĂ©e SociĂ©tĂ© du Gonfalon, dite ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix, dont le siĂšge est Ă  Nice (Alpes-Maritimes).

Conseil d’Administration Ă©lu aprĂšs l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale du 19 mars 1969.
Prieur d’Honneur : Monseigneur A. DAUMAS.
Prieur-Président : Francis ROBBI.
Sous-Prieurs,
Vice-Présidents : Pierre ALLO, Victor MONTIGLIO.
Sous-Prieur Honoraire: Antoine ALLO.
Trésorier Général J.-P. MAGNANI.
Trésorier Adjoint : J.M. COLOMAS.
Secrétaire Général Alfred RAYBAUD.
Secrétaire Adjoint Jean PALLANCA.
Conseillers A. MARTIN, E. MARTIN,
M. AYMES, A. DEPO.

DÉCRET DU 13 MAI 1969

LE PREMIER MINISTRE

SUR LE RAPPORT DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR.

Vu en date du 19 mars 1967, la dĂ©libĂ©ration de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale de l’Association dite “SociĂ©tĂ© du Gonfalon”, ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix”. Vu en date du 17 mai 1817 du dĂ©cret de l’ancien SĂ©nat de Nice qui a reconnu d’utilitĂ© publique cet Ă©tablissement, ensemble le dĂ©cret du 12 septembre 1960 approuvant des modifications a ses statuts.
Vu les piÚces établissant sa situation financiÚre.
Vu les nouveaux statuts proposĂ©s et les autres piĂšces de l’affaire.
Vu en date du 16 avril 1968, l’avis du PrĂ©fet des Alpes­Maritimes.
Vu en date du 26 juin 1968, l’avis du Ministre des Affaires Sociales.
Vu la loi du 1 er juillet 1901 et le dĂ©cret du 16 aoĂ»t suivant. Le Conseil d’État, section de l’IntĂ©rieur, entendu

DécrÚte

Article premier - L’Association dite “SociĂ©tĂ© du Gonfalon - ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix”, dont le siĂšge est a Nice, et qui a Ă©tĂ© reconnue comme Ă©tablissement d’utilitĂ© publique par dĂ©cret de l’ancien SĂ©nat de Nice, en date du 17 mai 1817, sera rĂ©gie dĂ©sormais par les statuts annexes au prĂ©sent dĂ©cret.

Article 2 - Le Ministre de l’IntĂ©rieur est charge de l’exĂ©cution du prĂ©sent dĂ©cret dont la mention sera faite au “Journal Officiel” de la RĂ©publique Française.

Fait a Paris le 13 mai 1969.
Maurice COUVE DE MURVILLE par le Premier Ministre,
Le Ministre de l’IntĂ©rieur Raymond MARCELIN.

1975-1978 :
En date du dimanche 21 mars 1976, les PĂ©nitents Blancs rĂ©unis en leur chapelle, 2 rue Saint-Joseph a Nice en une AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraordinaire, ont Ă©tĂ© appelĂ©s Ă  ap­prouver les nouveaux statuts mis a jour conformĂ©ment Ă  la volontĂ© exprimĂ©e par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©ral Extraordinaire du 27 octobre 1975, tenue au Sanctuaire de Notre-Dame de Laghet et qui prĂ©cisait : “L’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraordi­naire, consciente de la nĂ©cessitĂ© de mettre Ă  jour les statuts, charge le Conseil d’Administration de prĂ©parer un projet qui aura Ă©tĂ© soumis Ă  l’avocat conseil de l’Ɠuvre et qui sera prĂ©sentĂ© lors de la prochaine AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraor­dinaire”.
Cette mise Ă  jour des statuts de notre oeuvre a Ă©tĂ© rendue nĂ©cessaire pour demeurer en conformitĂ© avec l’esprit et les dĂ©cisions du IIe Concile du Vatican.
L’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraordinaire a donc Ă©prouvĂ© le besoin d’exprimer en termes modernes les buts intangibles de l’Association. Elle a fait son “aggiornamento”. Elle a dĂ©cidĂ© d’Ă©largir la notion d’exercice du culte catholique par un effort accru en faveur de la culture chrĂ©tienne.
C’est dans cet esprit que l’AssemblĂ©e a Ă©tĂ© amenĂ©e a retenir et a mĂ©diter le texte qui suit, conformĂ©ment aux directives du IIe CONCILE DU VATICAN :

“C’est le propre de la personne humaine de n’accĂ©der vraiment et pleinement a l’humanitĂ© que par la culture, c’est-à­-dire en utilisant les biens et les valeurs de la nature…” Au sens large, le mot culture dĂ©signe tout ce par quoi l’homme affine et dĂ©veloppe les multiples capacitĂ©s de son esprit et de son corps, s’efforce de soumettre l’univers par la connaissance de ce travail humanise la vie sociale et aussi bien la vie familiale que l’ensemble de la vie civile… traduit, communique et conserve enfin dans ses couvres au cours des temps, les grandes expĂ©riences spirituelles et les aspirations majeures de l’homme….
Ainsi, a partir des usages hĂ©ritĂ©s, se forme un patrimoine propre a chaque communautĂ© humaine. Se prĂ©pare peu a peu un type de civilisation plus universel qui fait avancer l’unitĂ© du genre humain et l’exprime dans la mesure mĂȘme ou il respecte mieux la particularitĂ© de chaque culture.,.
Que les croyants vivent donc en trĂšs Ă©troite union avec les hommes de leur temps et qu’ils s’efforcent de comprendre a fond leur façon de penser et de sentir telle qu’elle s’exprime par la culture :…
Entre le message de salut et la culture, il y a de multiples liens, car Dieu, en se rĂ©vĂ©lant a son peuple jusqu’Ă  sa pleine manifestation dans son fils incarnĂ©, a parlĂ© selon des types de culture propres Ă  chaque Ă©poque…”
D’autre part, la location de l’hĂŽpital-clinique Sainte-Croix doit permettre Ă  la ConfrĂ©rie de rĂ©partir les fonds reçus entre des eeuvres ou associations destinĂ©es a s’occuper de la santĂ© des personnes.
Enfin, la Confrérie consentira de secourir bénévolement les malades, les isolés, en particulier les personnes du 3e àge, et tous ceux qui sont plus ou moins abandonnés.

II : LES STATUTS EN VIGUEUR :

DÉCRET DU 11 AVRIL 1978

approuvant des modifications aux statuts de l’Association dite “SociĂ©tĂ© du Gonfalon - ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix” (PĂ©nitents Blancs).

LE PREMIER MINISTRE,

Sur le rapport du Ministre de l’IntĂ©rieur,

Vu, en date du 21 mars 1976, la dĂ©libĂ©ration de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale de l’Association dite “SociĂ©tĂ© du Gonfalon - ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix (PĂ©nitents Blancs), dont le siĂšge est Ă  Nice (Alpes-Maritimes), 5, rue François Zanin, ensemble, en date du 3 juin 1977, la lettre du PrĂ©sident de cette Association ;
Vu, en date du 17 mai 1817, le dĂ©cret de l’ancien SĂ©nat de Nice qui a reconnu d’utilitĂ© publique cet Ă©tablissement ; ensemble le dĂ©cret du 13′ mai 1969 approuvant en dernier lieu des modifications Ă  ces statuts ;
Vu les piĂšces Ă©tablissant la situation financiĂšre de l’Association; Vu les nouveaux statuts proposĂ©s et les autres piĂšces de l’affaire ;
Vu la loi du 1 er juillet 1901 et le dĂ©cret du 16 aoĂ»t suivant ; Le Conseil d’État, Section de l’IntĂ©rieur, entendu ;

DécrÚte :

Article 1er - L’Association dite “SociĂ©tĂ© du Gonfalon - ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix” (PĂ©nitents Blancs), dont le siĂšge est Ă  Nice, et qui a Ă©tĂ© reconnue comme Ă©tablissement d’utilitĂ© publique par dĂ©cret de l’ancien SĂ©nat de Nice en date du 17 mai 1817, sera rĂ©gie dĂ©sormais par les statuts annexĂ©s au prĂ©sent dĂ©cret.

Article 2 - Le Ministre de l’IntĂ©rieur est chargĂ© de l’exĂ©cution
du présent décret dont mention sera faite au Journal Officiel de la République Française.

Fait Ă  Paris, le 11 avril 1978

Raymond BARRE Par le Premier Ministre,
Le Ministre de l’IntĂ©rieur Christian BONNET

NOUVEAUX STATUTS annexés au Décret du 11 avril 1978

I. BUT ET COMPOSITION DE L’ASSOCIATION

Article premier : L’Association “SociĂ©tĂ© du Gonfalon dite ArchiconfrĂ©rie de la Sainte-Croix (PĂ©nitents Blancs) dĂ©nom­mĂ©e “SociĂ©tas Gonfalonis”, fondĂ©e en 1306, a pour but de promouvoir le culte catholique, des manifestations de culture chrĂ©tienne et de secourir les malades, Ă  l’exclusion de toute idĂ©e politique et cela sans but lucratif. Sa durĂ©e est illimitĂ©e. Elle a son siĂšge Ă  Nice.

Article 2 : Les moyens d’action de l’Association sont

A) Organisation de manifestations religieuses.

B) Gestion de la chapelle ou d’autres lieux de culte appartenant ou pouvant appartenir Ă  l’ArchiconfrĂ©rie.

C) Secours sous toutes ses formes aux nĂ©cessiteux qui sont nos frĂšres, en particulier les personnes du 3e Ăąge, et ceux dont actuellement peu s’occupent.

Article 3 : L’Association se compose de membres titulaires (appelĂ©s Ă©galement FrĂšres et SƓurs). Pour ĂȘtre membre, il faut ĂȘtre prĂ©sentĂ© par deux membres de l’Association et agréé par le Conseil d’Administration. La cotisation annuelle est de 5 francs.

Les cotisations annuelles peuvent ĂȘtre relevĂ©es par dĂ©cision de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale jusqu’au maximum de 15 F.

Le titre de Membre d’Honneur peut ĂȘtre dĂ©cernĂ© par le Conseil d’Administration aux personnes qui rendent ou ont rendu des services signalĂ©s Ă  l’Association. Ce titre confĂšre aux personnes qui l’ont obtenu, le droit de faire partie de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale, sans ĂȘtre tenues de payer une cotisation annuelle.

Article 4 : La qualitĂ© de membre de l’Association se perd 1°) Par la dĂ©mission.

2°) Par la radiation prononcĂ©e, pour non-paiement de la cotisation, pour motif grave, par le Conseil d’Administration, le membre intĂ©ressĂ© ayant Ă©tĂ© prĂ©alablement appelĂ© Ă  fournir ses explications, sauf recours Ă  l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale.

II. ADMINISTRATION ET FONCTIONNEMENT

Article 5 : L’Association est administrĂ©e par un Conseil d’Administration de 12 membres Ă©lus au scrutin secret pour 3 ans par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale, et choisis parmi les membres titulaires dont se compose cette AssemblĂ©e. En cas de vacances, le Conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procĂ©dĂ© Ă  leur rempla­cement dĂ©finitif par la plus prochaine AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale. Les pouvoirs des membres ainsi Ă©lus prennent fin Ă  l’Ă©poque oĂč devrait normalement expirer le mandat des membres remplacĂ©s. Le renouvellement du Conseil a lieu par tiers chaque annĂ©e. Le sort dĂ©signe le premier et le second tiers sortant. Par la suite les membres les plus anciens en exercice seront toujours les membres sortants. Les membres sortants sont rééligibles.
Le Conseil choisit parmi ses membres au scrutin secret un Bureau composé des Présidents, Vice-Présidents, Secrétaires et Trésoriers.
Le Bureau est élu pour un an.

Article 6 : Le Conseil se rĂ©unit tous les mois, et chaque fois qu’il est convoquĂ© par son PrĂ©sident, ou sur la demande du quart de ses membres.
La prĂ©sence de la moitiĂ© des membres du Conseil d’Adminis­tration est nĂ©cessaire pour la validitĂ© des dĂ©libĂ©rations. Il est tenu procĂšs-verbal des sĂ©ances. Les procĂšs-verbaux sont signĂ©s par le PrĂ©sident et le SecrĂ©taire. Ils sont transcrits sans blanc ni rature sur un registre cotĂ© et paraphĂ© par le PrĂ©fet ou son dĂ©lĂ©guĂ©.

Article 7 : Les membres du Conseil d’Administration ne peuvent recevoir aucune rĂ©tribution Ă  raison des fonctions qui leur sont confiĂ©es.
Des remboursements de frais sont seuls possibles. Ils doivent faire l’objet d’une dĂ©cision expresse du Conseil d’Administra­tion, statuant hors de la prĂ©sence des intĂ©ressĂ©s ; des justifi­catifs doivent ĂȘtre produits qui feront l’objet de vĂ©rification. Les agents rĂ©tribuĂ©s de l’Association peuvent ĂȘtre appelĂ©s par le PrĂ©sident Ă  assister avec voix consultatives, aux sĂ©ances de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale et du Conseil d’Administration.

Article 8 : L’AssemblĂ© GĂ©nĂ©rale de l’Association comprend les membres titulaires majeurs, et les membres d’honneur. Elle se rĂ©unit une fois l’an, et chaque fois qu’elle est convoquĂ©e par le Conseil d’Administration, ou sur la demande du quart au moins de ses membres.
Son ordre du jour est rĂ©glĂ© par le Conseil d’Administration. Son Bureau est celui du Conseil.
Elle entend les rapports sur la gestion du Conseil d’Adminis­tration, sur la situation financiĂšre et morale de l’Association. Elle approuve les comptes de l’exercice clos, vote le budget de l’exercice suivant, dĂ©libĂšre sur les questions mises Ă  l’ordre du jour, et pourvoit, s’il y a lieu, au renouvellement des membres du Conseil d’Administration.
Le rapport annuel et les comptes sont communiquĂ©s chaque annĂ©e Ă  tous les membres de l’Association.
Monseigneur l’ÉvĂȘque de Nice assiste, s’il le dĂ©sire, Ă  l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale, ou se fait reprĂ©senter. De plus, l’Ordinaire du lieu est seul juge des rĂ©unions autres que l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale auxquelles il estime devoir inter­venir directement ou par son reprĂ©sentant, en ce qui concerne les problĂšmes d’ordre moral ou religieux.
Sauf application des dispositions de l’Article prĂ©cĂ©dent, les agents rĂ©tribuĂ©s de l’Association n’ont pas accĂšs Ă  l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale.

Article 9 : Les dĂ©penses sont ordonnancĂ©es par le PrĂ©sident. L’Association est reprĂ©sentĂ©e en justice et dans tous les actes de la vie civile par son PrĂ©sident ou par le dĂ©lĂ©guĂ© du Conseil d’Administration dĂ»ment mandatĂ©.
Le reprĂ©sentant de l’Association doit jouir du plein exercice de ses droits civils.

Article 10 : Les dĂ©libĂ©rations du Conseil d’Administration relatives aux acquisitions, Ă©changes et aliĂ©nations des im­meubles nĂ©cessaires au but poursuivi par l’Association, constitution d’hypothĂšques sur lesdits immeubles, baux excĂ©dant 9 annĂ©es, aliĂ©nations de biens rentrant dans la dotation et emprunts, doivent ĂȘtre soumises Ă  l’approbation de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale.

Article 11 : Les dĂ©libĂ©rations du Conseil d’Administration relatives Ă  l’acceptation des dons et legs, ne sont valables qu’aprĂšs l’approbation administrative donnĂ©e dans les condi­tions prĂ©vues par l’Article 910 du Code Civil, l’Article 7 de la Loi du 4 fĂ©vrier 1901 et le dĂ©cret n° 66 388 du 13 juin 1966 et textes subsĂ©quents.
Les dĂ©libĂ©rations de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale relatives aux aliĂ©nations de biens mobiliers et immobiliers dĂ©pendant de la dotation, Ă  la constitution d’hypothĂšques et aux emprunts, ne sont valables qu’aprĂšs approbation administrative.

Article 12 : L’Association est administrĂ©e et contrĂŽlĂ©e dans ses oeuvres par le Conseil d’Administration Ă©lu par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale.
Le Conseil d’Administration dĂ©signera chaque annĂ©e certains membres pour former les commissions chargĂ©es de suivre et d’animer les diverses activitĂ©s de l’Association

- Centre Niçois de Culture Religieuse,
- Aides et soins aux malades,
- Commission pour le 3e Ăąge,
- Commission Information,
- Commission Activités Traditionnelles, etc

III. DOTATION, FONDS DE RÉSERVE, RESSOURCES ANNUELLES

Article 13 : La dotation comprend

1 °) Une somme de 1 000 F, constituĂ©e en valeurs nominatives placĂ©s conformĂ©ment aux prescriptions de l’article suivant.
2°) Les immeubles nĂ©cessaires au but recherchĂ© par l’Association.
3°) Les capitaux provenant des libĂ©ralitĂ©s, Ă  moins que l’emploi immĂ©diat n’en ait Ă©tĂ© autorisĂ©.
4°) Le dixiĂšme au moins annuellement capitalisĂ© du revenu net des biens de l’Association.
5°) La partie des excĂ©dents de ressources qui n’est pas nĂ©cessaire au fonctionnement de l’Association pour l’exercice suivant.

Article 14 : Les capitaux mobiliers compris dans la dotation sont placĂ©s en rentes nominatives sur l’État, en actions nominatives de sociĂ©tĂ©s d’investissements constituĂ©es en exĂ©cution de l’ordonnance du 8 novembre 1945 et textes subsĂ©quents ou en valeurs nominatives admises par la Banque de France en garantie d’avance. Ils peuvent ĂȘtre Ă©galement employĂ©s Ă  l’achat d’autres titres nominatifs, aprĂšs autorisation donnĂ©e par arrĂȘtĂ©.

Article 15 : Les recettes annuelles de l’Association se composent
1°) Du revenu de ses biens Ă  l’exception de la fraction prĂ©vue 5° de l’Article 13.
2°) Des cotisations et souscriptions de ses membres.
3°) Des subventions de l’État, des DĂ©partements, des Communes et des Ă©tablissements publics.
4°) Du produit des libĂ©ralitĂ©s dont l’emploi immĂ©diat a Ă©tĂ© autorisĂ©.
5°) Des ressources créées Ă  titre exceptionnel et, s’il y a lieu, avec l’agrĂ©ment de l’autoritĂ© compĂ©tente.
Article 16 : Il est tenu une comptabilitĂ© faisant apparaĂźtre annuellement un compte d’exploitation, le rĂ©sultat et un bilan. Chaque Ă©tablissement de l’Association doit tenir une compta­bilitĂ© distincte qui forme un chapitre spĂ©cial de la comptabilitĂ© d’ensemble de l’Association.

Il est justifiĂ© chaque annĂ©e auprĂšs du PrĂ©fet du DĂ©partement, du Ministre de l’IntĂ©rieur et du Ministre des Affaires Sociales de l’emploi provenant de toutes les subventions accordĂ©es au cours de l’exercice Ă©coulĂ©.

IV. MODIFICATIONS DES STATUTS ET DISSOLUTION

Article 17 : Les statuts ne peuvent ĂȘtre modifiĂ©s que sur la proposition du Conseil d’Administration ou du quart des membres dont se compose l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale, soumise au Bureau au moins un mois avant la sĂ©ance. L’AssemblĂ©e doit se composer de la moitiĂ© plus un de ses membres en exercice. Si cette proportion n’est pas atteinte, l’AssemblĂ©e est convoquĂ©e de nouveau mais Ă  15 jours au moins d’intervalle, et cette fois, elle peut valablement dĂ©libĂ©rer quel que soit le nombre de membres prĂ©sents. Dans tous les cas, les statuts ne peuvent ĂȘtre modifiĂ©s qu’Ă  la majoritĂ© des deux tiers des membres prĂ©sents.

Article 18 : L’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale appelĂ©e Ă  se prononcer sur la dissolution de l’Association, et convoquĂ©e spĂ©cialement Ă  cet effet, doit comprendre au moins la moitiĂ© plus un de ses membres en exercice.
Si cette proportion n’est pas atteinte, l’AssemblĂ©e est convo­quĂ©e de nouveau mais Ă  15 jours au moins d’intervalle, et cette fois, elle peut valablement dĂ©libĂ©rer, quel que soit le nombre des membres prĂ©sents.
Dans tous les cas, la dissolution ne peut ĂȘtre votĂ©e qu’Ă  la majoritĂ© des deux tiers des membres prĂ©sents.

Article 19 : En cas de dissolution, l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale dĂ©signe un ou plusieurs commissaires chargĂ©s de la liquidation des biens de l’Association. Elle attribue l’actif net Ă  un ou plusieurs Ă©tablissements analogues reconnus d’utilitĂ© publique, sous la condition expresse que le ou les Ă©tablissements bĂ©nĂ©ficiaires continuent les engagements pris par l’Association envers les FrĂšres et les Sueurs, et les personnes Ă  charge au moment de la dissolution.

Article 20 : Les dĂ©libĂ©rations de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale prĂ©vues aux articles 17, 18 et 19, sont adressĂ©es sans dĂ©lai au MinistĂšre de l’IntĂ©rieur et au MinistĂšre des Affaires Sociales. Elles ne sont valables qu’aprĂšs l’approbation du Gouverne­ment.

V. SURVEILLANCE ET RÈGLEMENT INTÉRIEUR

Article 21 Le PrĂ©sident doit faire connaĂźtre dans les trois mois Ă  la PrĂ©fecture des Alpes-Maritimes, tous les change­ments survenus dans l’Administration ou Ă  la Direction de l’Association.
Les registres de l’Association et ses piĂšces de comptabilitĂ© sont prĂ©sentĂ©s sans dĂ©placement, sur toute rĂ©quisition du MinistĂšre de l’IntĂ©rieur ou du PrĂ©fet, Ă  eux-mĂȘmes ou Ă  leur dĂ©lĂ©guĂ© ou Ă  tout fonctionnaire accrĂ©ditĂ© par eux. Le rapport annuel et les comptes sont adressĂ©s chaque annĂ©e au PrĂ©fet du DĂ©partement des Alpes-Maritimes, au MinistĂšre de l’IntĂ©rieur et au MinistĂšre des Affaires Sociales.

Article 22 : Le Ministre de l’IntĂ©rieur et le Ministre des Affaires Sociales ont le droit de faire visiter par leurs dĂ©lĂ©guĂ©s les Ă©tablissements fondĂ©s par l’Association, et de se faire rendre compte de leur fonctionnement.

Article 23 : Les rĂšglements intĂ©rieurs prĂ©parĂ©s par le Conseil d’Administration et adoptĂ©s par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale doivent ĂȘtre soumis Ă  l’approbation du Ministre de l’IntĂ©rieur et adressĂ©s au MinistĂšre des Affaires Sociales.

***

LETTRE de Sa Grandeur Monseigneur Paul RĒMOND
ArchevĂȘque - EvĂȘque de NICE

au Président, au Comité et aux Membres de 1 Archiconfrérie de la SAINTE-CROIX
au sujet du décret approuvant les modifications apportées aux Statuts de leur Confrérie

« Pour ce qui me concerne et me regarde comme EvĂȘque de Nice, je me rĂ©jouis de l’approbation par le Gouvernement de la RĂ©publique des nouveaux Statuts de votre ArchiconfrĂ©rie. J’enregistre avec une extrĂȘme satisfaction que sont reconnus officiellement le droit de regard de l’EvĂȘque ou de son dĂ©lĂ©guĂ© en ce qui concerne les problĂšmes d’ordre moral et religieux, l’obligation de demander Ă  Monsieur l’AumĂŽnier son avis pour l’admission de nouveaux Membres, le devoir de l’AumĂŽnier de s’intĂ©resser Ă  l’Ă©ducation religieuse des Membres de l’ArchiconfrĂ©rie.
Aussi j’ordonne aux frĂšres d’observer fidĂšlement ces Statuts, selon leur forme, esprit et teneur et j’exprime le dĂ©sir que l’on procĂšde Ă  leur publication. »

Fait à Nice le 10 décembre 1960.

† Paul RÉMOND

ArchevĂȘque - ÉvĂȘque de NICE.