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Evangile et Saint du jour






jeudi 19 octobre


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 3,21-30. 

Mais aujourd’hui, indépendamment de la Loi, Dieu a manifesté en quoi consiste sa justice : la Loi et les prophètes en sont témoins. 

Et cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus Christ, elle est offerte à tous ceux qui croient. En effet, il n’y a pas de différence : 

tous les hommes ont péché, ils sont privés de la gloire de Dieu, 

et lui, gratuitement, les fait devenir justes par sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus. 

Car le projet de Dieu était que le Christ soit instrument de pardon, en son sang, par le moyen de la foi. C’est ainsi que Dieu voulait manifester sa justice, lui qui, dans sa longanimité, avait fermé les yeux sur les péchés commis autrefois. 

Il voulait manifester, au temps présent, en quoi consiste sa justice, montrer qu’il est juste et rend juste celui qui a foi en Jésus. 

Alors, y a-t-il de quoi s'enorgueillir ? Absolument pas. Par quelle loi ? Par celle des œuvres que l’on pratique ? Pas du tout. Mais par la loi de la foi. 

En effet, nous estimons que l’homme devient juste par la foi, indépendamment de la pratique de la loi de Moïse. 

Ou bien, Dieu serait-il seulement le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu des nations ? Bien sûr, il est aussi le Dieu des nations, 

puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu : il rendra justes en vertu de la foi ceux qui ont reçu la circoncision, et aussi, au moyen de la foi, ceux qui ne l’ont pas reçue. 


Psaume 130(129),1-2.3-4b.4c-6. 

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, 

Seigneur, écoute mon appel ! 

Que ton oreille se fasse attentive 

au cri de ma prière ! 


Si tu retiens les fautes, Seigneur 

Seigneur, qui subsistera ? 

Mais près de toi se trouve le pardon 

pour que l'homme te craigne. 


Mais près de toi se trouve le pardon 

pour que l'homme te craigne. 

J'espère le Seigneur de toute mon âme ; 

je l'espère, et j'attends sa parole. 


Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore. Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, 


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,47-54. 

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.

Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.

C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.

Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde,

depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.

Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »

Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ;

ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.



Commentaire du jour 

Le Missel romain 

Impropères du Vendredi Saint

« Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et le harcelaient »


Ô mon peuple, que t'ai-je fait ? 

En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi (Mi 6,3). 


Peuple égaré par l'amertume, 

peuple au cœur fermé, souviens-toi ! 

Le Maître t'a libéré. 

Tant d'amour serait-il sans réponse, 

tant d'amour d'un Dieu crucifié ? 


Moi, depuis l'aurore des mondes, 

j'ai préparé ton aujourd'hui ; 

toi, tu rejettes la vraie Vie 

qui peut donner la joie sans ombre : 

ô mon peuple, réponds-moi ! 


Moi, j'ai brisé tes liens d'esclave, 

j'ai fait sombrer tes ennemis ; 

toi, tu me livres à l'ennemi, 

tu me prépares une autre Pâque : 

ô mon peuple, réponds-moi. 


Moi, j'ai pris part à ton exode, 

par la nuée je t'ai conduit ; 

toi, tu m'enfermes dans ta nuit, 

tu ne sais plus où va ma gloire : 

ô mon peuple, réponds-moi. 


Moi, j'ai envoyé mes prophètes, 

ils ont crié dans ton exil ; 

toi, tu ne veux pas revenir, 

tu deviens sourd quand je t'appelle : 

ô mon peuple, réponds-moi.




Le Saint du jour:


Saint Paul de la Croix

Fondateur des Passionnistes (1694-1775)


L’on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère.


A vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d’apostolat ; ils se moquèrent d’abord de ses discours, puis réformèrent leurs moeurs, et dix d’entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier : il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu’on lui offrait. A la mort d’un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne.


Il comprit qu’il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s’agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap noir et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut.


L’évêque d’Alexandrie lui confia quelque temps l’office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.


Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s’adjoindre des compagnons de prière et d’étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes oeuvres, un début difficile ; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas.


En 1737 l’église et le couvent d’Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois voeux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l’accomplirent avec tant de zèle qu’ils ramenèrent dans la Foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les coeurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence.


Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu’à brûler le vêtement qui touchait son coeur ; et lorsqu’il montait au saint autel, des transports extatiques l’élevaient parfois mêmede terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.





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