Archives de la semaine


mercredi 18 octobre


Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,10-17b. 

Bien-aimé, Démas m’a abandonné par amour de ce monde, et il est parti pour Thessalonique. Crescent est parti pour la Galatie, et Tite pour la Dalmatie. 

Luc est seul avec moi. Amène Marc avec toi, il m’est très utile pour le ministère. 

J’ai envoyé Tychique à Éphèse. 

En venant, rapporte-moi le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpos. Apporte-moi aussi mes livres, surtout les parchemins. 

Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. 

Toi aussi, prends garde à cet individu, car il s’est violemment opposé à nos paroles. 

La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux. 

Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent.


Psaume 145(144),10-11.12-13ab.17-18. 

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce 

et que tes fidèles te bénissent ! 

Ils diront la gloire de ton règne, 

ils parleront de tes exploits.


Ils annonceront aux hommes tes exploits, 

la gloire et l'éclat de ton règne : 

ton règne, un règne éternel, 

ton empire, pour les âges des âges. 


Le Seigneur est juste en toutes ses voies, 

fidèle en tout ce qu'il fait. 

Il est proche de ceux qui l'invoquent, 

de tous ceux qui l'invoquent en vérité. 




Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9. 

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 

Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.

Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’

S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.

Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.

Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »


Commentaire du jour 

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien 

Homélies sur St Luc, n° 1,1-2 (trad. SC 87, p. 99)

« Afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus » (Lc 1,4)


      « Plusieurs ont essayé de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous... C'est pourquoi j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout, d'en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus. » (Lc 1,1-4) 


      Autrefois, chez les juifs, un grand nombre de gens prétendaient avoir le don de prophétie, mais certains étaient de faux prophètes... Il en va de même au temps du Nouveau Testament, où beaucoup « ont essayé » d'écrire des évangiles, mais tous n'ont pas été acceptés... Ces mots « ont essayé » contiennent une accusation cachée contre ceux qui, sans la grâce du Saint Esprit, se sont lancés dans la rédaction d'évangiles. Matthieu, Marc, Jean et Luc n'ont pas « essayé » d'écrire mais, remplis du Saint Esprit, ce sont eux qui ont écrit les vrais évangiles... 


      L'Église possède donc quatre évangiles ; les hérétiques en ont un très grand nombre... « Beaucoup ont essayé d'écrire », mais quatre évangiles seulement sont approuvés ; et c'est d'eux que l'on doit tirer, pour le mettre en lumière, ce qu'il faut croire de la personne de notre Seigneur et Sauveur. Je sais qu'il existe un évangile qu'on appelle « selon Thomas », un autre « selon Matthias », et nous en lisons quelques autres encore pour ne pas avoir l'air d'être ignorants devant ceux qui s'imaginent savoir quelque chose quand ils connaissent ces textes. Mais en tout cela, nous n'approuvons rien sinon ce qu'approuve l'Église : on doit admettre quatre évangiles seulement. Voilà ce qu'on peut dire sur le texte du prologue de saint Luc : « Beaucoup ont essayé de composer un récit de tous les événements qui se sont accomplis parmi nous ».


Le Saint du jour:


Saint Luc

Evangéliste et compagnon de Paul


Lorsque, après avoir abandonné les ténèbres de l’erreur pour adhérer à l’amour de Dieu, Paul se joint au nombre des disciples, Luc l’accompagne partout et devient son compagnon de voyage (Ac 16,10)... Il s’accorde si bien avec lui, il lui est si familier et il partage à tel point toutes ses grâces que Paul, lorsqu’il écrit aux croyants, appelle Luc son bien-aimé (Col 4,14). Depuis Jérusalem et toute sa contrée jusqu’en Illyrie, il a prêché avec lui l’Évangile. Depuis la Judée jusqu’à Rome, il partage avec lui les mêmes liens, les mêmes travaux, les mêmes peines, les mêmes naufrages. Il voulait recevoir avec lui la même couronne pour avoir pris part aux mêmes labeurs.


Après avoir acquis avec Paul le talent de la prédication et avoir gagné et conduit tant de nations à l’amour de Dieu, Luc apparaît bien comme le disciple aimant et aimé du Sauveur ainsi que l’évangéliste qui écrivit son histoire sacrée ; car il avait jadis suivi le Maître (Lc 10,1), il avait recueilli les témoignages de ses premiers serviteurs (Lc 1,1) et il avait reçu l’inspiration d’en haut. C’est lui l’évangéliste qui a raconté le mystère du messager Gabriel envoyé à la Vierge pour annoncer la joie au monde entier. C’est lui qui a raconté clairement la naissance du Christ : il nous montre le nouveau-né couché dans une crèche et décrit les bergers et les anges proclamant la joie... Les enseignements donnés en paraboles, il les rapporte en plus grand nombre que les autres évangélistes. Et de même qu’il nous fait connaître la descente du Verbe sur la terre, de même il nous décrit son Ascension dans le ciel et son retour au trône du Père...


Mais en Luc, la grâce ne se borne pas à cela. Sa langue ne se limite pas au service du seul Évangile. Après la fin des miracles du Christ, il raconte aussi les Actes des Apôtres... Luc n’est pas seulement spectateur de tout cela, mais il y participe vraiment. Et c’est pourquoi il met tant de soin à nous en instruire




mardi 17 octobre


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,16-25. 

En effet, je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est puissance de Dieu pour le salut de quiconque est devenu croyant, le Juif d’abord, et le païen. 

Dans cet Évangile se révèle la justice donnée par Dieu, celle qui vient de la foi et conduit à la foi, comme il est écrit : Celui qui est juste par la foi, vivra. 

Or la colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et contre toute injustice des hommes qui, par leur injustice, font obstacle à la vérité. 

En effet, ce que l’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, car Dieu le leur a montré clairement. 

Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n’ont donc pas d’excuse, 

puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence. 

Ces soi-disant sages sont devenus fous ; 

ils ont échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles représentant l’être humain périssable ou bien des volatiles, des quadrupèdes et des reptiles. 

Voilà pourquoi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur corps. 

Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen. 


Psaume 19(18),2-3.4-5. 

Les cieux proclament la gloire de Dieu, 

le firmament raconte l'ouvrage de ses mains. 

Le jour au jour en livre le récit 

et la nuit à la nuit en donne connaissance. 


Pas de paroles dans ce récit, 

pas de voix qui s'entende;

mais sur toute la terre en paraît le message 

et la nouvelle, aux limites du monde. 


Là, se trouve la demeure du soleil :




Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,37-41. 

En ce temps-là, pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place.

Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas.

Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté.

Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?

Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »


Commentaire du jour 

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité 

Something Beautiful for God (trad. La Joie du don, p. 49)

« Donnez en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous »


      Il ne faut pas se satisfaire de donner de l'argent ; l'argent n'est pas assez, car on peut en trouver. C'est de nos mains que les pauvres ont besoin pour être servis, c'est de nos cœurs qu'ils ont besoin pour être aimés. La religion du Christ est l'amour, la contagion de l'amour. 


      Ceux qui peuvent s'offrir une vie aisée ont sans doute leurs raisons. Ils peuvent l'avoir gagnée par leur travail ; je ne suis en colère que devant le gaspillage, devant ceux qui mettent aux ordures ce qui pourrait nous être utile. La difficulté, c'est que bien souvent les riches, ou même les gens aisés, ne savent pas vraiment ce que sont les pauvres ; c'est pourquoi nous pouvons leur pardonner, car la connaissance ne peut que conduire à l'amour, et l'amour au service. C'est parce qu'ils ne les connaissent pas qu'ils ne sont pas émus par eux. 


      J'essaie de donner aux pauvres, par amour, ce que les riches pourraient obtenir par l'argent. Certes, je ne toucherais pas un lépreux pour un million ; mais je le soigne volontiers pour l'amour de Dieu.



Le Saint du jour:


Saint Ignace d’Antioche

Patriarche d’Antioche, Martyr, Docteur de l’Eglise


Certains auteurs assurent qu’Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des Apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d’humilité, Il leur dit : Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des Cieux. Ce qui est certain, c’est qu’il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l’Apôtre bien-aimé.


Ignace fut un grand évêque, un homme d’une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l’empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :


"C’est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux ? 

— Nul autre que vous n’a jamais appelé Théophore un mauvais démon. 

— Qu’entends-tu par ce mot Théophore ? 

— Celui qui porte Jésus-Christ dans son coeur. 

— Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre coeur ? 

— Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n’y a qu’un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel. 

— Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat. 

— Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ."


Trajan, irrité, le fait conduire en prison. "Quel honneur pour moi, Seigneur, s’écrie le martyr, d’être mis dans les fers pour l’amour de Vous !" et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.


L’interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d’Ignace : "Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j’ai hâte d’aller à Dieu."


Condamné aux bêtes, il fut conduit d’Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d’admiration :


"Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m’est indifférent, hors l’espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j’expire sur le gibet d’une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ."


Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu’au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.



lundi 16 octobre


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7. 

Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome. 

Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, 

concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David 

et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. 

Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes, 

dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. 

À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. 


Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 

car il a fait des merveilles ; 

par son bras très saint, par sa main puissante, 

il s'est assuré la victoire. 


Le Seigneur a fait connaître sa victoire 

et révélé sa justice aux nations ; 

il s'est rappelé sa fidélité, son amour, 

en faveur de la maison d'Israël.


La terre tout entière a vu 

la victoire de notre Dieu. 

Acclamez le Seigneur, terre entière, 

sonnez, chantez, jouez !




Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,29-32. 

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. 

Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.

Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »



Commentaire du jour 

Attribué à saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes 

Hymne « Ninive » ; SC 99 (trad. SC p. 411 rev.)

« Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive : il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération »


      Tu as prévenu le désespoir de Ninive, tu as détourné la menace déjà annoncée, et ta miséricorde a vaincu ta colère, Seigneur. Aie pitié, aujourd'hui encore, de ton peuple et de ta ville ; renverse nos adversaires de ta main puissante, par l'intercession de la Mère de Dieu, en accueillant notre repentir. 


      L'hôpital du repentir est ouvert à toutes les maladies morales : venez, hâtons-nous d'y aller, et d'y prendre de la vigueur pour nos âmes. C'est dans le repentir que la pécheresse a retrouvé la santé, que Pierre a été délivré de son reniement, que David a mis fin à la souffrance de son cœur, en lui que les Ninivites ont été guéris (Lc 7,50; 22,62; 2S 12,13). N'hésitons donc pas, levons-nous, montrons notre blessure au Sauveur et laissons-nous panser. Car il surpasse tout désir dans l'accueil qu'il fait à notre repentir. 


      Jamais aucuns honoraires ne sont exigés d'un seul de ceux qui vont à lui, car ils ne pourraient offrir un cadeau de même valeur que la cure. Ils ont retrouvé la santé gratuitement, mais ils ont donné ce qu'ils pouvaient donner : au lieu de cadeaux, des larmes, car ce sont là pour ce Libérateur de précieux objets d'amour et de désir. En témoignent la pécheresse, Pierre, David et les Ninivites, car c'est en apportant seulement leurs gémissements qu'ils sont allés aux pieds du Libérateur, et il a reçu leur repentir. 


      Les larmes sont souvent plus fortes que Dieu, si l'on peut dire, et lui font vraiment violence : car le Miséricordieux se laisse avec joie enchaîner par les larmes, par les larmes de l'esprit du moins (cf 2Co 7,10)... Pleurons donc du cœur, de la manière par laquelle les Ninivites, grâce à la contrition, ont ouvert le ciel et ont été vus du Libérateur, qui a reçu leur repentir.



Le Saint du jour:

Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Confidente du Sacré-Coeur (1648-1690)


C’est pour instituer et propager le culte de Son Sacré Coeur que Jésus-Christ Se choisit, au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, une servante dévouée en Marguerite-Marie Alacoque : une des gloires de la France est de lui avoir donné naissance.


Prévenue par la grâce divine dès ses premières années, elle conçut de la laideur du péché une idée si vive, que la moindre faute lui était insupportable ; pour l’arrêter dans les vivacités de son âge, il suffisait de lui dire : "Tu offenses Dieu !" Elle fit le voeu de virginité à un âge où elle n’en comprenait pas encore la portée.


On raconte qu’elle aimait, tout enfant, à réciter le Rosaire, en baisant la terre à chaque Ave Maria. Après sa Première Communion, elle se sentit complètement dégoûtée du monde ; Dieu, pour la purifier, l’affligea d’une maladie qui l’empêcha de marcher pendant quatre ans, et elle dut sa guérison à la Sainte Vierge, en échange du voeu qu’elle fit d’entrer dans un Ordre qui Lui fût consacré. Revenue à la santé, elle oublia son voeu, et, gaie d’humeur, expansive, aimante, elle se livra, non au péché, mais à une dissipation exagérée avec ses compagnes.


De nouvelles épreuves vinrent la détacher des vanités mondaines ; les bonnes oeuvres, le soin des pauvres, la communion, faisaient sa consolation. Enfin elle entra à la Visitation de Paray-le-Monial. C’est là que Jésus l’attendait pour la préparer à sa grande mission.


Le divin Époux la forma à Son image dans le sacrifice, les rebuts, l’humiliation ; Il la soutenait dans ses angoisses, Il lui faisait sentir qu’elle ne pouvait rien sans Lui, mais tout avec Lui. "Vaincre ou mourir !" tel était le cri de guerre de cette grande âme.


Quand la victime fut complètement pure, Jésus lui apparut à plusieurs reprises, lui montra Son Coeur Sacré dans Sa poitrine ouverte : "Voilà, lui dit-Il, ce Coeur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé !" On sait l’immense expansion de dévotion au Sacré Coeur qui est sortie de ces Révélations. La canonisation de la Sainte a eu lieu le 13 mai 1920.






dimanche 15 octobre


Livre d'Isaïe 25,6-10a. 

En ce jour-là, le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. 

Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations. 

Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé. 

Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! » 

Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne.


Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6. 

Le Seigneur est mon berger : 

je ne manque de rien. 

Sur des prés d'herbe fraîche, 

il me fait reposer. 


Il me mène vers les eaux tranquilles 

et me fait revivre ; 

il me conduit par le juste chemin 

pour l'honneur de son nom. 


Si je traverse les ravins de la mort, 

je ne crains aucun mal, 

car tu es avec moi : 

ton bâton me guide et me rassure. 


Tu prépares la table pour moi 

devant mes ennemis ; 

tu répands le parfum sur ma tête, 

ma coupe est débordante. 


Grâce et bonheur m'accompagnent 

tous les jours de ma vie ; 

j'habiterai la maison du Seigneur 

pour la durée de mes jours. 




Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,12-14.19-20. 

Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations. 

Je peux tout en celui qui me donne la force. 

Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne. 

Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement, dans le Christ Jésus. 

Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen. 


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14. 

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :

« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. 

Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. 

Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” 

Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; 

les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. 

Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. 

Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. 

Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” 

Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. 

Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. 

Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. 

Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” 

Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » 


Commentaire du jour 

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 

Sermon 90, 5-6 ; PL 38, 559

Le vêtement de noce


      Qu'est-ce que ce vêtement de noce ? Voilà ce qu'en dit l'apôtre Paul : « Les préceptes n'ont d'autre but que l'amour qui vient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sincère » (1Tm 1,5). Voilà le vêtement de noce. Il ne s'agit pas de n'importe quel amour, car souvent on voit des hommes qui ont une mauvaise conscience et qui paraissent s'aimer. Ceux qui se livrent ensemble aux brigandages, à toute sorte de mal, ceux que rassemble l'amour des comédiens, des conducteurs de chars et des gladiateurs, s'aiment généralement entre eux, mais non de cet amour qui vient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sincère : or, c'est cet amour-là qui est le vêtement de noce… 


      Revêtez-vous donc de ce vêtement de noce, si vous ne l'avez pas encore. Déjà vous êtes entrés dans la salle du festin, vous allez vous approcher de la table du Seigneur, mais vous n'avez pas encore le vêtement de noce que vous devez porter en l'honneur de l'Époux ; vous cherchez encore vos intérêts et non ceux de Jésus Christ. En effet, on porte ce vêtement de noce pour honorer l'union nuptiale, c'est-à-dire l'Époux et l'Épouse. Vous connaissez l'Époux, c'est Jésus Christ ; vous connaissez l'Épouse, c'est l'Église (Ep 5,32). Rendez honneur à celle qui est épousée, rendez honneur aussi à celui qui l'épouse, et vous serez par là leurs enfants. Avancez donc de plus en plus dans cette voie.




Le Saint du jour:

Ste Thérèse d’Avilla

Vierge, Réformatrice des Carmélites - Docteur de l’église catholique - (1515-1582)


Sainte Thérèse naquit en Espagne, de parents nobles et chrétiens. Dès l’âge le plus tendre, un fait révéla ce qu’elle devait être un jour. Parmi ses frères, il y en avait un qu’elle aimait plus que les autres ; ils se réunissaient pour lire ensemble la Vie des Saints : "Quoi ! lui dit-elle, les martyrs verront Dieu toujours, toujours ! Allons, mon frère, chez les cruels Maures, et soyons martyrs aussi, nous pour aller au Ciel." Et, joignant les actes aux paroles, elle emmenait son petit frère Rodrigue ; ils avaient fait une demi-lieue, quand on les ramena au foyer paternel.


Elle avait dès lors une grande dévotion à la Sainte Vierge. Chaque jour elle récitait le Rosaire. Ayant perdu sa mère, à l’âge de douze ans, elle alla se jeter en pleurant aux pieds d’une statue de Marie et La supplia de l’accepter pour Sa fille, promettant de La regarder toujours comme sa Mère.


Cependant sa ferveur eut un moment d’arrêt. De vaines lectures, la société d’une jeune parente mondaine, refroidirent son âme sans toutefois que le péché mortel la ternît jamais. Mais ce relâchement fut court, et, une vive lumière divine inondant son âme, elle résolut de quitter le monde. Elle en éprouva un grand déchirement de coeur ; mais Dieu, pour l’encourager, lui montra un jour la place qu’elle eût occupée en enfer, si elle s’était attachée au monde.


Elle devint la réformatrice de l’Ordre du Carmel et fur accompagnée de saint Jean de la Croix.


Un séraphin vint un jour la percer du dard enflammé de l’amour divin : Jésus la prit pour épouse. Ses révélations, ses écrits, ses miracles, ses oeuvres, ses vertus, tout est à la même hauteur sublime.


Elle a notamment rédigé à la demande de ses supérieures : le Château intérieur, le Chemin de la perfection, Les Exclamations, Les Fondations.



samedi 14 octobre


Livre de Joël 4,12-21. 

Que les nations se réveillent, qu’elles montent jusqu’à la vallée de Josaphat (dont le nom signifie « Le Seigneur juge »), car c’est là que je vais siéger pour juger tous les peuples qui vous entourent. 

Lancez la faucille : la moisson est mûre ; venez fouler la vendange : le pressoir est rempli et les cuves débordent de tout le mal qu’ils ont fait ! 

Voici des multitudes et encore des multitudes dans la vallée du Jugement ; il est tout proche, le jour du Seigneur dans la vallée du Jugement ! 

Le soleil et la lune se sont obscurcis, les étoiles ont retiré leur clarté. 

De Sion, le Seigneur fait entendre un rugissement, de Jérusalem, il donne de la voix. Le ciel et la terre sont ébranlés, mais le Seigneur est un refuge pour son peuple, une forteresse pour les fils d’Israël. 

Vous saurez que je suis le Seigneur votre Dieu, qui demeure à Sion, sa montagne sainte. Jérusalem sera un lieu saint, les étrangers n’y passeront plus. 

Ce jour-là, le vin nouveau ruissellera sur les montagnes, le lait coulera sur les collines. Tous les torrents de Juda seront pleins d’eau, une source jaillira de la Maison du Seigneur et arrosera le ravin des Acacias. 

L’Égypte sera vouée à la désolation, Édom sera un désert désolé, car ils ont multiplié les violences contre les fils de Juda, ils ont répandu leur sang innocent dans le pays. 

Mais il y aura toujours des habitants en Juda, ainsi qu’à Jérusalem, de génération en génération. 

Je vengerai leur sang, que je n’avais pas encore vengé. Et le Seigneur aura sa demeure à Sion. 


Psaume 97(96),1-2.5-6.11-12. 

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 

Joie pour les îles sans nombre ! 

Ténèbre et nuée l'entourent, 

justice et droit sont l'appui de son trône. 


Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, 

devant le Maître de toute la terre. 

Les cieux ont proclamé sa justice, 

et tous les peuples ont vu sa gloire. 


Une lumière est semée pour le juste, 

et pour le cœur simple, une joie. 

Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; 

rendez grâce en rappelant son nom très saint. 




Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,27-28. 

En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »

Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »


Commentaire du jour 

Saint Sophrone de Jérusalem (?-639), moine, évêque 

Homélie pour l'Annonciation, 2 ; PG 87, 3, 3241 (trad. bréviaire, Commun de la Vierge Marie )

« Heureuse la mère qui t'a porté »


      « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » (Lc 1,28) Et que peut-il y avoir de supérieur à cette joie, ô Vierge Mère ? Que peut-il y avoir au-dessus de cette grâce ?... Vraiment « tu es bénie entre toutes les femmes » (Lc 1,42), parce que tu as transformé la malédiction d'Ève en bénédiction ; parce que Adam, qui auparavant était maudit, a obtenu d'être béni à cause de toi. 


      Vraiment « tu es bénie entre toutes les femmes », parce que, grâce à toi, la bénédiction du Père s'est levée sur les hommes et les a délivrés de l'antique malédiction. 


      Vraiment « tu es bénie entre toutes les femmes », parce que, grâce à toi, tes ancêtres sont sauvés, car c'est toi qui vas engendrer le Sauveur qui leur procurera le salut. 


      Vraiment, « tu es bénie entre toutes les femmes », parce que, sans avoir reçu de semence, tu as porté ce fruit qui fait don à la terre entière de la bénédiction, et la rachète de la malédiction d'où naissent les épines. 


      Vraiment, « tu es bénie entre toutes les femmes », parce que, étant femme par nature, tu deviens effectivement Mère de Dieu. Car si celui que tu dois enfanter est en vérité Dieu incarné, tu es appelée Mère de Dieu à très juste titre, puisque c'est Dieu que tu enfantes en toute vérité.



Le Saint du jour:


Saint Calixte

Pape et Martyr (+ 222)


A la mort de saint Zéphirin, Calixte, Romain, fut élevé au Siège apostolique. Il ne fallait point, pour gouverner l’Église, à une époque si tourmentée, un pasteur moins sage ni moins vaillant. Il rendit le jeûne des Quatre-Temps, qui remontait aux Apôtres, obligatoire dans toute l’Église.


C’est sous son règne que l’on commença à bâtir des temples chrétiens, qui furent détruits dans les persécutions suivantes. Il fit creuser le cimetière souterrain de la voie Appienne, qui porte encore aujourd’hui son nom et qui renferme tant de précieux souvenirs, entre autres le tombeau de sainte Cécile, la crypte de plusieurs Papes, des peintures qui attestent la conformité de la foi primitive de l’Église avec sa foi actuelle.


De nombreuses conversions s’opérèrent sous le pontificat de saint Calixte. La persécution ayant éclaté, il se réfugia, avec dix de ses prêtres, dans la maison de Pontien. La maison fut bientôt enveloppée par des soldats qui reçurent la défense d’y laisser rentrer aucune espèce de vivres. Pendant quatre jours, le Pape Calixte fut privé de toute nourriture ; mais le jeûne et la prière lui donnaient des forces nouvelles. Le préfet, redoublant de cruauté, donna l’ordre de frapper chaque matin le prisonnier à coups de bâton, et de tuer quiconque essayerait de pénétrer pendant la nuit dans sa maison.


Une nuit, le prêtre martyr Calépode, auquel Calixte avait fait donner une sépulture honorable, apparut au Pontife et lui dit : "Père, prenez courage, l’heure de la récompense approche ; votre couronne sera proportionnée à vos souffrances."


Parmi les soldats qui veillaient à la garde du prisonnier, il y avait un certain Privatus, qui souffrait beaucoup d’un ulcère ; il demanda sa guérison à Calixte, qui lui dit : "Si vous croyez de tout coeur en Jésus-Christ et recevez le baptême au nom de la Sainte Trinité, vous serez guéri. - Je crois, reprit le soldat, je veux être baptisé, et je suis sûr que Dieu me guérira." Aussitôt après l’administration du baptême, l’ulcère disparut sans laisser de trace. "Oui, s’écrie le nouveau chrétien, le Dieu de Calixte est le seul vrai Dieu ; les idoles seront jetées aux flammes, et le Christ régnera éternellement !" Le préfet eut connaissance de cette conversion et fit fouetter Privatus jusqu’à la mort. Par son ordre, Calixte, une grosse pierre au cou, fut jeté de la fenêtre d’une maison dans un puits.



vendredi 13 octobre


Livre de Joël 1,13-15.2,1-2. 

Prêtres, mettez un vêtement de deuil, et pleurez ! Serviteurs de l’autel, faites entendre des lamentations ! Venez, serviteurs de mon Dieu, passez la nuit vêtus de toile à sac ! Car la maison de votre Dieu ne reçoit plus ni offrandes ni libations. 

Prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez les anciens et tous les habitants du pays dans la Maison du Seigneur votre Dieu. Criez vers le Seigneur : 

« Ah ! Jour de malheur ! » Le jour du Seigneur est proche, il vient du Puissant comme un fléau. 

Sonnez du cor dans Sion, faites retentir la clameur sur ma montagne sainte ! Qu’ils tremblent, tous les habitants du pays, car voici venir le jour du Seigneur, il est tout proche. 

Jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuages et de sombres nuées. Comme la nuit qui envahit les montagnes, voici un peuple nombreux et fort ; il n’y en a jamais eu de pareil et il n’y en aura plus dans les générations à venir. 


Psaume 9(9A),2-3.6.16.8-9. 

De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce, 

je dirai tes innombrables merveilles ; 

pour toi, j'exulterai, je danserai, 

je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut. 


Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants, 

à tout jamais tu effaces leur nom. 

Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient ; 

aux filets qu'ils ont tendus, leurs pieds se sont pris. 


Mais il siège, le Seigneur, à jamais : pour juger, il affermit son trône ; 

il juge le monde avec justice et gouverne les peuples avec droiture. 



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26. 

En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »

D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.

Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.

Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.

Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.

En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.

Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.

Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.”

En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.

Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »



Commentaire du jour 

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin 

CE 33 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p. 56)

Le lieu du combat spirituel


      Le lieu du combat entre Dieu et Satan, c'est l'âme humaine, à chaque instant de la vie. Il est donc nécessaire que l'âme laisse libre accès au Seigneur pour qu'il la fortifie de tout côté et par toutes sortes d'armes. Ainsi sa lumière peut venir l'illuminer pour mieux combattre les ténèbres de l'erreur. Revêtue du Christ (Ga 3,27), de sa vérité et de sa justice, protégée par le bouclier de la foi et par la parole de Dieu, elle vaincra ses ennemis, aussi puissants soient-ils (Ep 6, 13s). Mais pour être revêtu du Christ, encore faut-il mourir à soi-même.




Le Saint du jour:


Notre-Dame de Fatima

Apparition au Portugal en 1917


Le pape Benoît XV organisait une croisade de prières à Marie Médiatrice de toutes grâces, en vue de sauver le monde alors dévasté par la première Guerre Mondiale. Une semaine plus tard, son appel angoissé recevait une réponse des lèvres mêmes de la divine Médiatrice.


Un dimanche, 13 mai 1917, trois enfants gardent leurs brebis sur les collines de Fatima, au Portugal. Lucie, âgée de 10 ans et ses cousins François et Jacinthe âgés respectivement de le 9 et 7 ans sont les heureux choisis de la Vierge.


En entendant sonner midi au loin, ils s’agenouillent et récitent le chapelet. Leur prière est interrompue par la vue d’un éclair, puis d’un second plus brillant que le premier. Le ciel est cependant sans nuages. O merveille ! à quelques pas, sur les branches d’un chêne vert, ils aperçoivent une belle Dame plus étincelante que le soleil. Eblouis autant que terrifiés, les trois enfants veulent s’enfuir, mais la mystérieuse apparition les rassure par un geste de maternelle bonté et leur dit : « N’ayez pas peur, Je ne vous ferai pas de mal. »


Après quelques minutes d’un silence extatique, Lucie ose demander : « Qui êtes-vous ? — Je suis du ciel, répond la céleste vision, Je suis descendue pour vous demander de venir ici, six mois de suite, le 13 de chaque mois. » La Vierge leur recommande de réciter souvent le chapelet. « Vous ajouterez cette prière après le Gloria Patri : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de Votre miséricorde. » Puis, Elle Se tait et S’éloigne doucement, comme poussée par un zéphir et disparaît dans la lumière du soleil.


A tous les 13 des cinq mois suivants, les enfants ont la joie insigne de revoir la belle Dame. La nouvelle des apparitions se répand rapidement dans la région. Le 13 juillet, la foule des curieux atteint cinq mille et en août, elle se chiffre à près de vingt mille. Enfin, le 13 octobre, environ soixante-dix-mille personnes accourent malgré la pluie.


Tout à coup, le ciel s’éclaircit, le soleil tremble... se secoue... et se met à tourner sur lui-même à une vitesse vertigineuse, lançant d’énormes faisceaux lumineux et multicolores. Les nuages, les arbres, les rochers prennent les teintes les plus variées. Pendant que la foule haletante contemple ce saisissant spectacle, les trois enfants voient la Très Sainte Vierge accompagnée cette fois de Jésus et de saint Joseph. Ce prodige inouï dura une douzaine de minutes et fut aperçu distinctement à plus de quatre milles à la ronde.


Ce miracle se réalisait exactement au jour, à l’heure et à l’endroit annoncés, pour exciter les hommes à croire à la réalité des apparitions et à obéir au message que la Très Sainte Vierge apportait du Ciel. A Fatima comme à Lourdes, Notre-Dame recommandait la pénitence et la récitation du rosaire. « Si l’on répond à Ma demande de faire pénitence et de prier, la Russie se convertira et vous aurez la paix, » a promis la Vierge Marie. « ...Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde, suscitant des guerres et des persécutions à l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. » Mais n’oublions pas que Notre-Dame de Fatima a ajouté : « A la fin, Mon Coeur Immaculé triomphera. »


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