Archives de la semaine


Jeudi 6 mai

5E SEMAINE DE PÂQUES - COULEUR LITURGIQUE: BLANC

Livre des Actes des Apôtres 15,7-21.

En ces jours-là, comme la conversion des païens provoquait, dans l’Église de Jérusalem, une intense discussion, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez bien comment Dieu, dans les premiers temps, a manifesté son choix parmi vous : c’est par ma bouche que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi.

Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ;

sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.

Maintenant, pourquoi donc mettez-vous Dieu à l’épreuve en plaçant sur la nuque des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n’avons pas eu la force de porter ?

Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. »

Toute la multitude garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul exposer tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis grâce à eux parmi les nations.

Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.

Simon-Pierre vous a exposé comment, dès le début, Dieu est intervenu pour prendre parmi les nations un peuple qui soit à son nom.

Les paroles des prophètes s’accordent avec cela, puisqu’il est écrit :

‘Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s’est écroulée ; j’en reconstruirai les parties effondrées, je la redresserai ;

alors le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, – déclare le Seigneur, qui fait ces choses

connues depuis toujours.’

Dès lors, moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu,

mais écrivons-leur de s’abstenir des souillures des idoles, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang.

Car, depuis les temps les plus anciens, Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisque, dans les synagogues, on en fait la lecture chaque sabbat. »


Psaume 96(95),1-2a.2b-3.10.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

chantez au Seigneur, terre entière,

chantez au Seigneur et bénissez son nom !


De jour en jour, proclamez son salut,

racontez à tous les peuples sa gloire,

à toutes les nations ses merveilles !


Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »

Le monde, inébranlable, tient bon.

Il gouverne les peuples avec droiture.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-11.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour:


Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)

évêque et docteur de l'Église

Il faut parler à Dieu avec confiance et familiarité (Manière de converser avec Dieu, trad. de l'italien, coll. du Laurier, pub. sous la dir. de P. Richard, éd. Le Laurier, 1988, p. 4 ; rev.)


« Demeurez dans mon amour » (Jn 15,9)

Croyez bien qu’il n’est au monde ni ami, ni frère, ni père, ni mère, ni époux, ni fiancé qui aime plus que ne vous aime votre Dieu. La grâce divine est ce trésor de grand prix, ce trésor infini dont parle le Sage, qui dès que nous en usons, nous rend participants de l’amitié avec Dieu (cf. Sg 7,14). Devant ce Dieu, nous n’étions que de biens chétives créatures, de pauvres serviteurs ; et voilà que nous devenons les amis, les amis très chers de notre Créateur lui-même.

En vue précisément de nous rendre plus confiants avec lui, il s’est anéanti (cf. Ph 2,7), pour ainsi dire, s’abaissant jusqu’à se faire homme, pour converser familièrement avec les hommes (cf. Ba 3,38). Ce n’était pas assez : il s’est fait enfant ; il s’est fait pauvre ; il s’est même laissé mettre à mort, par arrêt de justice, devant tout un peuple, sur une croix. Plus encore, il va jusqu’à se placer sous les espèces du pain pour se faire notre compagnon de tous les jours et s’unir, d’intime union, à chacun de nous : « Celui, dit-il, qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui » (Jn 6,56). Bref, on dirait qu’il n’a d’amour que pour vous, tant il vous aime.

Aussi, est-ce lui que vous devez aimer, et nul autre. De lui, vous pouvez et vous devez dire « Mon Bien-Aimé est à moi et je suis à Lui » (Ct 2,16) ; mon Dieu s’est donné sans réserve, et sans réserve à lui je me donne ; j’ai été choisi par lui comme objet de sa tendresse ; et lui, entre mille, entre tous, lui, blanc et vermeil (cf. Ct 5,10), si aimable et si aimant, il est élu de mon cœur, le seul que je veux aimer.









Mercredi 5 mai


5E SEMAINE DE PÂQUES - COULEUR LITURGIQUE: BLANC


Livre des Actes des Apôtres 15,1-6.

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »

Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.

L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères.

À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.

Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse.

Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.


Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5.

Quelle joie quand on m'a dit :

« Nous irons à la maison du Seigneur ! »

Maintenant notre marche prend fin

devant tes portes, Jérusalem !


Jérusalem, te voici dans tes murs :

ville où tout ensemble ne fait qu'un !

C'est là que montent les tribus,

les tribus du Seigneur.


C'est là qu'Israël doit rendre grâce

au nom du Seigneur.

C'est là le siège du droit,

le siège de la maison de David.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.

Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.

Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour:


Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

abbé

Les « instruments des bonnes œuvres » (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 174-176 rev.)


« Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15,4)

Quelle que soit l’étape où se trouve l’âme, son travail n’est pourtant jamais qu’un travail de coopération. Elle n’est pas seule : Dieu travaille en elle et avec elle : car il est toujours le premier Auteur de son progrès.

Sans doute, dans les débuts, quand l’âme est encore embarrassée de vices et d’habitudes mauvaises, il faut qu’elle s’applique elle-même avec virilité et ardeur à enlever ces obstacles qui s’opposent à l’union divine. La coopération que Dieu réclame d’elle dans cette période est particulièrement grande et active, et se révèle très vivement à la conscience. Durant cette période Dieu accorde des grâces sensibles qui relèvent et encouragent. Mais l’âme expérimente des alternatives, des vicissitudes intérieures : elle tombe, puis se redresse ; elle peine, puis se repose ; elle reprend haleine, puis repart en avant.

Au fur et à mesure que l’âme avance, que cèdent les obstacles, sa vie intérieure devient plus homogène, plus régulière, plus unie, l’action de Dieu se fait sentir plus puissante, parce qu’elle est plus libre de s’exercer, qu’elle rencontre dans l’âme moins de résistance et plus de souplesse : et alors, nous progressons rapidement dans la voie de la perfection. (…) Notre-Seigneur nous a donné si clairement cette doctrine fondamentale : « Je suis la vigne, vous êtes les branches ; demeurez en moi afin de porter des fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5). (…)

S’imaginer que le Christ prendra pour lui tout le travail serait une dangereuse illusion ; mais croire que nous pourrons faire quoi que ce soit sans lui serait une illusion non moins périlleuse. Aussi devons-nous être convaincus que nos œuvres n’ont de valeur qu’en raison de notre union à Jésus.





Mardi 4 mai

5E SEMAINE DE PÂQUES - COULEUR LITURGIQUE: BLANC


Livre des Actes des Apôtres 14,19-28.

En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort.

Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.

Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;

ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »

Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.

Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.

Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,

et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.

Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.

Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.


Psaume 145(144),10-11.12-13ab.21.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce

et que tes fidèles te bénissent !

Ils diront la gloire de ton règne,

ils parleront de tes exploits.


Ils annonceront aux hommes tes exploits,

la gloire et l'éclat de ton règne :

ton règne, un règne éternel,

ton empire, pour les âges des âges.


Que ma bouche proclame

les louanges du Seigneur !

Son nom très saint, que toute chair le bénisse

toujours et à jamais !


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,27-31a.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.

Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.

Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise,

mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour:


Saint Jean XXIII (1881-1963)

pape

Encyclique « Pacem in Terris » § 164-171 (trad. © Libreria Editrice Vaticana rev.)


« C'est ma paix que je vous donne »

À tout croyant, il revient d'être, dans le monde d'aujourd'hui, une étincelle lumineuse, un foyer d'amour et un ferment pour toute la masse (Mt 5,14; 13,33). Chacun le sera dans la mesure de son union à Dieu. De fait, la paix ne saurait régner entre les hommes si elle ne règne d'abord en chacun d'eux, c'est-à-dire si chacun n'observe en lui-même l'ordre voulu par Dieu. (...) Il s'agit là, en fait, d'une entreprise trop sublime et trop élevée pour que sa réalisation soit au pouvoir de l'homme laissé à ses seules forces, fût-il par ailleurs animé de la plus louable bonne volonté. Pour que la société humaine présente avec la plus parfaite fidélité l'image du Royaume de Dieu, le secours d'en haut est absolument nécessaire. (...)

Par sa Passion et par sa mort, le Christ a vaincu le péché, source première de toutes les discordes, détresses et inégalités (…). « C'est lui qui est notre paix (...). – Il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour ceux qui étaient proches » (Ep 2,14s). Et c'est ce même message que nous fait entendre la liturgie de ces saints jours de Pâques : « Jésus, notre Seigneur ressuscité, se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous, alléluia. Et les disciples, ayant vu le Seigneur, furent remplis de joie » (cf Jn 20,19s). Le Christ nous a apporté la paix, nous a laissé la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. »

C'est cette paix apportée par le Rédempteur que nous lui demandons avec insistance dans nos prières. Qu'il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en danger, et qu'il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de justice et d'amour fraternel. Qu'il éclaire ceux qui président aux destinées des peuples (…). Que le Christ enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l'amour mutuel, montrer de la compréhension à l'égard des autres et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. Et qu'ainsi, grâce à lui, tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée.





Lundi 3 mai

SAINT PHILIPPE ET SAINT JACQUES - COULEUR LITURGIQUE: ROUGE


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-8.

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon,

c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.

Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,

et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures,

il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;

ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –,

ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.

Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.


Psaume 19(18),2-3.4-5ab.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,

le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.

Le jour au jour en livre le récit

et la nuit à la nuit en donne connaissance.


Pas de paroles dans ce récit,

pas de voix qui s'entende;

mais sur toute la terre en paraît le message

et la nouvelle, aux limites du monde.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,6-14.

En ce temps-là, Jésus dit à Thomas : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »

Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?

Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.

Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. »

et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour:


Saint Paul VI

pape de 1963-1978

Message pour la Journée des vocations 1971 (trad. DC, t. 68, p. 405)


« Je vous donnerai des pasteurs » (Jr 3,15)

Les apôtres, fidèles à la mémoire de Jésus, se réjouissaient avec les nouveaux croyants parce qu'ils avaient trouvé en lui, non seulement le Pasteur de leur âme, mais plus encore le Chef des pasteurs. Lorsque l'heure fut venue de retourner au Père, en quittant ce monde, Jésus voulut choisir et appeler d'autres « pasteurs selon son cœur » (Jr 3,15). Il l'a fait par libre choix, afin qu'ils continuent sa propre mission, dans le monde entier, jusqu'à la fin des temps. Ils seront ses envoyés, ses messagers, ses apôtres. Ils ne seront pasteurs qu'en son nom, pour le bien du troupeau et dans la force de son Esprit, auquel ils devront rester fidèles.

Le premier de tous, Pierre, après la triple profession d'amour envers Jésus, est nommé pasteur de ses brebis et de ses agneaux (Jn 21,15). Puis tous les apôtres. Et après eux, d'autres encore, et tous dans le même Esprit. Et tous, dans tous les temps, devront guider le troupeau du Seigneur qui leur a été confié, non comme des dominateurs, mais comme les modèles du troupeau (1P 5,3), avec un total désintéressement et tout l'élan de leur cœur. Ainsi seulement, ils pourront recevoir un jour la récompense méritée, quand reparaîtra le Chef des pasteurs.









Dimanche 2 mai

5E DIMANCHE DE PÂQUES - COULEUR LITURGIQUE: BLANC


Livre des Actes des Apôtres 9,26-31.

En ces jours-là, arrivé à Jérusalem, Saul cherchait à se joindre aux disciples, mais tous avaient peur de lui, car ils ne croyaient pas que lui aussi était un disciple.

Alors Barnabé le prit avec lui et le présenta aux Apôtres ; il leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance au nom de Jésus.

Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec eux, s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur.

Il parlait aux Juifs de langue grecque, et discutait avec eux. Mais ceux-ci cherchaient à le supprimer.

Mis au courant, les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée et le firent partir pour Tarse.

L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait.


Psaume 22(21),26b-27.28-29.31-32.

Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.

Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;

ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent :

« À vous, toujours, la vie et la joie ! »


La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,

chaque famille de nations se prosternera devant lui :

« Oui, au Seigneur la royauté,

le pouvoir sur les nations ! »


Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;

on annoncera le Seigneur aux générations à venir.

On proclamera sa justice au peuple qui va naître :

Voilà son œuvre !


Première lettre de saint Jean 3,18-24.

Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité.

Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ;

car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses.

Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.

Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.

Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé.

Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.

Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.

Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour:


Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Exercices IV, SC 127 (Œuvres spirituelles, trad. J. Hourlier et A. Schmitt, Éd. du Cerf, 1967, p. 125, rev.)


« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit » (Jn 15,8)

Je supplie ta miséricorde immense, Père tout- puissant, miséricordieux, clément, bon, compatissant, qui l’emportes par ta bonté sur la malice (cf. Jl 2,13), pour moi, petit rameau desséché (cf. Ct 2,12 LXX), qui n’ai pas profité, hélas, hélas ! du temps de la taille, alors que tu me plantais en cette très sainte religion, mais qui ai passé dans une totale stérilité tout le temps de la vie ; je te supplie, au nom de cette bonté qui est innée en toi, au nom de ta très chère Mère, notre très glorieuse patronne la Vierge Marie (...) : daigne diriger aujourd'hui sur moi ton regard de miséricorde et de charité, afin, que, prenant toute ma force en toi, je reverdisse, et que, sanctifiée dans la vérité je refleurisse.

Donne-moi d’avoir le vrai culte de la sainte religion, d’être vraiment fidèle aux devoirs de la vie spirituelle ; et que pour toi qui m’aimes, je porte les fruits de toute vertu et de toute sainteté, afin qu’au moment de la vendange, je veux dire, au jour de ma mort, je sois trouvée dans la pleine maturité et la consommation de toute la perfection religieuse, en paraissant devant toi. Amen.








Samedi 1 mai

4E SEMAINE DE PÂQUES - COULEUR LITURGIQUE: BLANC

4E SEMAINE DE PÂQUES - COULEUR LITURGIQUE: BLANC

Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.

Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.

Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.

Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.

C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : ‘J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.’ »

En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.

Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.

Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.

Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,

tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.


Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

car il a fait des merveilles ;

par son bras très saint, par sa main puissante,

il s'est assuré la victoire.


Le Seigneur a fait connaître sa victoire

et révélé sa justice aux nations ;

il s'est rappelé sa fidélité, son amour,

en faveur de la maison d'Israël.


La terre tout entière a vu

la victoire de notre Dieu.

Acclamez le Seigneur, terre entière,

sonnez, chantez, jouez !


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,7-14.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »

Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?

Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.

Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. »

et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour:

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

abbé

Le Christ modèle et source de sainteté sacerdotale (Le Christ idéal du prêtre, Éd. de Maredsous, 1951, p. 37-38 ; rev.)


« Qui me voit, voit aussi mon Père » (Jn 8,9)

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). Pourquoi notre perfection, notre sainteté doit-elle reproduire la sainteté divine, si infiniment distante de notre faiblesse humaine ? Ensuite, nous est-il donné de pouvoir connaître le mystère de cette vie divine ? La réponse à cette double question tient en ces mots : nous devons ressembler à notre Père céleste, parce que nous sommes ses enfants par adoption. Et pour connaître la perfection de ce Père, il nous suffit d’aller à Jésus-Christ.

Saint Jean nous dit : « Personne n’a jamais vu Dieu » : (Jn 1,18). Alors, faut-il désespérer de le connaître jamais ? Non, car le disciple ajoute aussitôt la vérité lumineuse : « Le Fils unique, celui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a révélé ». Saint Paul, enthousiasmé par cette même révélation, s’écrie : « Dieu habite une clarté inaccessible » (cf. 1 Tm 6,16) ; mais lui, « qui, par sa parole, fit jaillir la lumière des ténèbres, il a illuminé nos cœur par la clarté resplendissante de la face de Jésus-Christ » (cf. 2 Co 4,6). (…) Le Christ est Dieu mis à notre portée, sous une forme humaine. Après la dernière cène, Philippe dit à Jésus : « Seigneur, montrez-nous le Père » (Jn 14,8). Et Notre-Seigneur de répondre par une parole solennelle qui contient comme la clé du mystère : « Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père » (Jn 14,9).

En Jésus-Christ, tout est donc une révélation de Dieu. (…) Aux pieds de Jésus, nous apprendrons à connaître les perfections de Dieu ; c’est par la méditation de ses paroles, de ses actions, de ses souffrances, de sa mort, que nous pénétrons les secrets de la miséricorde infinie.