Mercredi 24 juin


Le Saint du jour:

Saint Jean-Baptiste

Cousin de Jésus, Jean-Baptiste est le seul saint, avec Marie, dont le calendrier liturgique célèbre à la fois la naissance, le 24 juin, et le martyre, le 29 août. Pourquoi un tel honneur ? Parce que Jésus dit de lui : "Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean..." (Lc 7, 28) Il est de coutume immémoriale d'allumer de grands feux peu après le solstice d'été, quand les jours commencent à raccourcir. C'est au cours du VIe siècle que l'on a christianisé cette fête païenne. Mais la tradition perdure avec les feux de la Saint-Jean.

Première lecture

« Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais » (Jr 1, 4-10)

Lecture du livre du prophète Jérémie

Au temps du roi Josias,
la parole du Seigneur me fut adressée :
« Avant même de te façonner dans le sein de ta mère,
je te connaissais ;
avant que tu viennes au jour,
je t’ai consacré ;
je fais de toi un prophète pour les nations. »
Et je dis :
« Ah ! Seigneur mon Dieu !
Vois donc : je ne sais pas parler,
je suis un enfant ! »
Le Seigneur reprit :
« Ne dis pas : “Je suis un enfant !”
Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai ;
tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras.
Ne les crains pas,
car je suis avec toi pour te délivrer
– oracle du Seigneur. »
Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche.
Il me dit :
« Voici, je mets dans ta bouche mes paroles !
Vois : aujourd’hui, je te donne autorité
sur les nations et les royaumes,
pour arracher et renverser,
pour détruire et démolir,
pour bâtir et planter. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 70 (71), 1-2, 5-6ab, 7-8, 15ab.17)

R/ Seigneur mon Dieu,
toi, mon soutien dès avant ma naissance. (Ps 70, 5a.6a)

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
Tu m'as choisi dès le ventre de ma mère.

Pour beaucoup, je fus comme un prodige ;
tu as été mon secours et ma force.
Je n'avais que ta louange à la bouche,
tout le jour, ta splendeur.

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut.
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

Deuxième lecture

« Sur le salut, les prophètes ont fait porter leurs interrogations et leurs recherches » (1 P 1, 8-12)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
vous aimez Jésus Christ sans l’avoir vu ;
en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,
vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
car vous allez obtenir le salut des âmes
qui est l’aboutissement de votre foi.
Sur le salut,
les prophètes ont fait porter
leurs interrogations et leurs recherches,
eux qui ont prophétisé
pour annoncer la grâce qui vous est destinée.
Ils cherchaient quel temps et quelles circonstances
voulait indiquer l’Esprit du Christ, présent en eux,
quand il attestait par avance les souffrances du Christ
et la gloire qui s’ensuivrait.
Il leur fut révélé
que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous,
qu’ils étaient au service de ce message,
annoncé maintenant par ceux qui vous ont évangélisés
dans l’Esprit Saint envoyé du ciel ;
même des anges désirent se pencher
pour scruter ce message.

– Parole du Seigneur.

Évangile

« Ta femme mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean » (Lc 1, 5-17)

Alléluia. Alléluia.
Jean est venu
pour rendre témoignage à la Lumière
et préparer au Seigneur un peuple bien disposé.
Alléluia. (cf. Jn 1, 7 ; Lc 1, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée,
un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie.
Sa femme aussi était descendante d’Aaron ;
elle s’appelait Élisabeth.
Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu :
ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur
de façon irréprochable.
Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile
et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge.

Or, tandis que Zacharie,
durant la période attribuée aux prêtres de son groupe,
assurait le service du culte devant Dieu,
il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres,
pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur.
Toute la multitude du peuple était en prière au-dehors,
à l’heure de l’offrande de l’encens.
L’ange du Seigneur lui apparut,
debout à droite de l’autel de l’encens.
À sa vue, Zacharie fut bouleversé
et la crainte le saisit.
L’ange lui dit :
« Sois sans crainte, Zacharie,
car ta supplication a été exaucée :
ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils,
et tu lui donneras le nom de Jean.
Tu seras dans la joie et l’allégresse,
et beaucoup se réjouiront de sa naissance,
car il sera grand devant le Seigneur.
Il ne boira pas de vin ni de boisson forte,
et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ;
il fera revenir de nombreux fils d’Israël
au Seigneur leur Dieu ;
il marchera devant, en présence du Seigneur,
avec l’esprit et la puissance du prophète Élie,
pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants,
ramener les rebelles à la sagesse des justes,
et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Messe du jour

Première lecture

« Je fais de toi la lumière des nations » (Is 49, 1-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Écoutez-moi,
îles lointaines !
Peuples éloignés, soyez attentifs !
J’étais encore dans le sein maternel
quand le Seigneur m’a appelé ;
j’étais encore dans les entrailles de ma mère
quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante,
il m’a protégé par l’ombre de sa main ;
il a fait de moi une flèche acérée,
il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit :
« Tu es mon serviteur, Israël,
en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais :
« Je me suis fatigué pour rien,
c’est pour le néant, c’est en pure perte
que j’ai usé mes forces. »
Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur,
ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle,
lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère
pour que je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob,
que je lui rassemble Israël.
Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,
c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit :
« C’est trop peu que tu sois mon serviteur
pour relever les tribus de Jacob,
ramener les rescapés d’Israël :
je fais de toi la lumière des nations,
pour que mon salut parvienne
jusqu’aux extrémités de la terre. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 138 (139), 1-2.3b, 13-14ab, 14c-15ab)

R/ Je te rends grâce, ô mon Dieu,
pour tant de merveilles. (cf. Ps 138, 14)

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres,
toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret.

Deuxième lecture

« Jean le Baptiste a préparé l’avènement de Jésus » (Ac 13, 22-26)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
dans la synagogue d’Antioche de Pisidie,
Paul disait aux Juifs :
« Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi,
et il lui a rendu ce témoignage :
J’ai trouvé David, fils de Jessé ;
c’est un homme selon mon cœur
qui réalisera toutes mes volontés.
De la descendance de David,
Dieu, selon la promesse,
a fait sortir un sauveur pour Israël :
c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement
en proclamant avant lui un baptême de conversion
pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course,
Jean disait :
“Ce que vous pensez que je suis,
je ne le suis pas.
Mais le voici qui vient après moi,
et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.”
Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham
et ceux parmi vous qui craignent Dieu,
c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »

– Parole du Seigneur.

Évangile

« Son nom est Jean » (Lc 1, 57-66.80)

Alléluia. Alléluia.
Toi, petit enfant,
tu seras appelé prophète du Très-Haut :
tu marcheras devant, en présence du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins.
Alléluia. (Lc 1, 76)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter,
elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent
que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde,
et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.
Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara :
« Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père
comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :
« Jean est son nom. »
Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia :
il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage
et, dans toute la région montagneuse de Judée,
on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient
les conservaient dans leur cœur et disaient :
« Que sera donc cet enfant ? »
En effet, la main du Seigneur était avec lui.

L’enfant grandissait
et son esprit se fortifiait.
Il alla vivre au désert
jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Mardi 23 juin


Le Saint du jour

Sainte Audrey

Au VIIe siècle, Audrey (ou Ethelrede) était la fille du roi des Angles. Elle avait fait le choix de se consacrer à Dieu mais on voulut la marier pour des raisons politiques. Elle épousa d'abord Tondberht, un vieillard malade, qui mourut sans que le mariage fut consommé. Son second mari accepta de respecter son vœu de virginité, mais quand il se ravisa, Audrey s'enfuit. Elle se réfugia sur l'île d'Ély, que lui avait donnée son premier mari. Elle y fonda une communauté dont elle fut la supérieure, avant d'être emportée par la peste. Aujourd'hui, cette île, située non loin de Cambridge, est un lieu de pèlerinage.

Première lecture

« Je protégerai cette ville, je la sauverai à cause de moi-même et à cause de David » (2 R 19, 9b-11.14-21.31-35a.36)

Lecture du deuxième livre des Rois

En ces jours-là,
    Sennakérib, roi d’Assour, envoya des messagers dire à Ézékias :
    « Vous parlerez à Ézékias, roi de Juda, en ces termes :
Ne te laisse pas tromper par ton Dieu,
en qui tu mets ta confiance,
et ne dis pas :
“Jérusalem ne sera pas livrée
aux mains du roi d’Assour !”
Tu sais bien ce que les rois d’Assour
ont fait à tous les pays :
ils les ont voués à l’anathème.
Et toi seul, tu serais délivré ? »

Ézékias prit la lettre de la main des messagers ;
il la lut.
Puis il monta à la maison du Seigneur,
déplia la lettre devant le Seigneur,
    et, devant lui, pria en disant :
« Seigneur, Dieu d’Israël, toi qui sièges sur les Kéroubim,
tu es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre,
c’est toi qui as fait le ciel et la terre.
    Prête l’oreille, Seigneur, et entends,
ouvre les yeux, Seigneur, et vois !
Écoute le message envoyé par Sennakérib
pour insulter le Dieu vivant.
    Il est vrai, Seigneur, que les rois d’Assour
ont ravagé les nations et leur territoire,
    et brûlé leurs dieux :
en réalité, ce n’étaient pas des dieux,
mais un ouvrage de mains d’hommes,
fait avec du bois et de la pierre ;
c’est pourquoi ils ont pu les faire disparaître.
    Maintenant, je t’en supplie, Seigneur notre Dieu,
sauve-nous de la main de Sennakérib,
et tous les royaumes de la terre
sauront que tu es, Seigneur, le seul Dieu ! »

Alors le prophète Isaïe, fils d’Amots, envoya dire à Ézékias :
« Ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :
J’ai entendu la prière que tu m’as adressée
au sujet de Sennakérib, roi d’Assour.
    Voici la parole que le Seigneur a prononcée contre lui :
Elle te méprise, elle te nargue,
la vierge, la fille de Sion.
Elle hoche la tête pour se moquer de toi,
la fille de Jérusalem.
    Oui, un reste sortira de Jérusalem,
et des survivants, de la montagne de Sion.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur !

Et voici ce que dit le Seigneur au sujet du roi d’Assour :
Il n’entrera pas dans cette ville,
il ne lui lancera pas une seule flèche,
il ne lui opposera pas un seul bouclier,
il n’élèvera pas un seul remblai :
    il retournera par le chemin
par lequel il est venu.
Non, il n’entrera pas dans cette ville,
– oracle du Seigneur.
    Je protégerai cette ville, je la sauverai
à cause de moi-même
et à cause de David mon serviteur. »

La nuit même, l’ange du Seigneur sortit
et frappa 185 000 hommes dans le camp assyrien.
Le matin, quand on se leva, ce n’était que des cadavres.
    Sennakérib, roi d’Assour, plia bagage et s’en alla.
Il revint à Ninive et y demeura.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 47 (48), 2-3ab, 3cd-4, 10.11cd)

R/ La ville du Seigneur,
Dieu l’affermira pour toujours. (cf. Ps 47, 9)

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altière et belle,
joie de toute la terre.

La montagne de Sion, c’est le pôle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révèle, en ses palais,
vraie citadelle.

Dieu, nous revivons ton amour
au milieu de ton temple.
Ta main droite qui donne la victoire
réjouit la montagne de Sion.

Évangile

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 7, 6.12-14)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ;
ne jetez pas vos perles aux pourceaux,
de peur qu’ils ne les piétinent,
puis se retournent pour vous déchirer.

Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
faites-le pour eux, vous aussi :
voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

Entrez par la porte étroite.
Elle est grande, la porte,
il est large, le chemin
qui conduit à la perdition ;
et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
    Mais elle est étroite, la porte,
il est resserré, le chemin
qui conduit à la vie ;
et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.




Lundi 22 juin


Le Saint du jour:

Saint Thomas More

Homme complet de la Renaissance, saint Thomas More (1478-1535) brillait par son intelligence et son intégrité. Son essai, "L'Utopie", le rendit célèbre dans l'Europe entière. Lorsque le roi Henri VIII chercha à faire annuler son mariage, Thomas More, alors deuxième personnage du royaume, renonça sa charge. Et quand le même roi voulut être reconnu comme le chef suprême de l'Église d'Angleterre, il répondit avec la fameuse expression : "Non possumus". Il fut emprisonné à la tour de Londres et mourut en martyr décapité. Il est le patron des hommes politiques.

Première lecture

« Le Seigneur a écarté les tribus d’Israël loin de sa face. Il n’est resté que la seule tribu de Juda » (2 R 17, 5-8.13-15a.18)

Lecture du deuxième livre des Rois

En ces jours-là,
    Salmanasar, roi d’Assour, lança des attaques
à travers tout le pays d’Israël,
et monta contre Samarie,
qu’il assiégea pendant trois ans.
    La neuvième année du règne d’Osée,
il s’empara de Samarie
et déporta les gens d’Israël au pays d’Assour.
    Cela arriva
parce que les fils d’Israël avaient péché contre le Seigneur leur Dieu,
lui qui les avait fait monter du pays d’Égypte
et les avait arrachés au pouvoir de Pharaon, roi d’Égypte.
Ils avaient adoré d’autres dieux
    et suivi les coutumes des nations
que le Seigneur avait dépossédées devant eux.
Voilà ce qu’avaient fait les rois d’Israël.
    Or, le Seigneur avait donné cet avertissement
à Israël et à Juda,
par l’intermédiaire de tous les prophètes et de tous les voyants :
« Détournez-vous de votre conduite mauvaise.
Observez mes commandements et mes décrets,
selon toute la Loi que j’ai prescrite à vos pères
et que je leur ai fait parvenir
par l’intermédiaire de mes serviteurs les prophètes. »
    Mais ils n’ont pas obéi et ils ont raidi leur nuque
comme l’avaient fait leurs pères,
qui n’avaient pas fait confiance au Seigneur leur Dieu.
    Ils ont méprisé ses lois,
ainsi que l’Alliance qu’il avait conclue avec leurs pères
et les avertissements qu’il leur avait donnés.
    Alors le Seigneur s’est mis dans une grande colère
contre les tribus d’Israël
et les a écartées loin de sa face.
Il n’est resté que la seule tribu de Juda.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 59, 3-4, 5-6, 13-14)

R/ Sauve-nous par ta droite,
Seigneur, réponds-nous ! (Ps 59, 7)

Dieu, tu nous as rejetés, brisés ;
tu étais en colère, reviens-nous !
Tu as secoué, disloqué le pays ;
répare ses brèches : il s’effondre.

Tu mets à dure épreuve ton peuple,
tu nous fais boire un vin de vertige.
Tu as donné un étendard à tes fidèles,
était-ce pour qu’ils fuient devant l’arc ?

Porte-nous secours dans l’épreuve :
néant, le salut qui vient des hommes !
Avec Dieu nous ferons des prouesses,
et lui piétinera nos oppresseurs !

Évangile

« Enlève d’abord la poutre de ton œil » (Mt 7, 1-5)

Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ne jugez pas,
pour ne pas être jugés ;
    de la manière dont vous jugez,
vous serez jugés ;
de la mesure dont vous mesurez,
on vous mesurera.
    Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ;
et la poutre qui est dans ton œil,
tu ne la remarques pas ?
    Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère :
“Laisse-moi enlever la paille de ton œil”,
alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ?
    Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Dimanche 21 juin


Le Saint du jour:

Saint Louis de Gonzague

Au XVIe siècle, Louis, le fils aîné du marquis Ferdinand Ier Gonzague, était promis aux plus hautes destinées. À neuf ans, alors qu'il était page à la cour des Médicis, à Florence, il fit le vœu de mener une vie de chasteté, de prière de jeûne. Désireux d'entrer chez les jésuites malgré l'opposition de son père, Louis renonça à ses droits de prince héritier de Mantoue. En 1590, durant une épidémie de peste à Rome, il se consacra aux malades, jusqu'à en mourir à l'âge de 23 ans. Très vite, le culte du jeune homme se répandit.

Première lecture

« Il a délivré le malheureux de la main des méchants » (Jr 20, 10-13)

Lecture du livre du prophète Jérémie

Moi Jérémie,
    j’entends les calomnies de la foule :
« Dénoncez-le ! Allons le dénoncer,
celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. »
Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent :
« Peut-être se laissera-t-il séduire...
Nous réussirons,
et nous prendrons sur lui notre revanche ! »
    Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable :
mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas.
Leur défaite les couvrira de honte,
d’une confusion éternelle, inoubliable.

    Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste,
toi qui vois les reins et les cœurs,
fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras,
car c'est à toi que j’ai remis ma cause.

    Chantez le Seigneur, louez le Seigneur :
il a délivré le malheureux de la main des méchants.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 68 (69), 8-10, 14.17, 33-35)

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)

C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.
Réponds-moi, Seigneur,
    car il est bon, ton amour ;
dans ta grande tendresse, regarde-moi.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
Que le ciel et la terre le célèbrent,
les mers et tout leur peuplement !

Deuxième lecture

« Le don gratuit de Dieu et la faute n’ont pas la même mesure » (Rm 5, 12-15)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    nous savons que par un seul homme,
le péché est entré dans le monde,
et que par le péché est venue la mort ;
et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,
étant donné que tous ont péché.
    Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,
mais le péché ne peut être imputé à personne
tant qu’il n’y a pas de loi.
    Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,
la mort a établi son règne,
même sur ceux qui n’avaient pas péché
par une transgression semblable à celle d’Adam.
Or, Adam préfigure celui qui devait venir.

    Mais il n'en va pas du don gratuit comme de la faute.
En effet, si la mort a frappé la multitude
par la faute d’un seul,
combien plus la grâce de Dieu
s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,
cette grâce qui est donnée en un seul homme,
Jésus Christ.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 26-33)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit de vérité
rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.
Alléluia. (cf. Jn 15, 26b-27a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne craignez pas les hommes ;
rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n’est caché qui ne sera connu.
    Ce que je vous dis dans les ténèbres,
dites-le en pleine lumière ;
ce que vous entendez au creux de l’oreille,
proclamez-le sur les toits.
    Ne craignez pas ceux qui tuent le corps
sans pouvoir tuer l’âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne
l’âme aussi bien que le corps.
    Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
    Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
    Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
    Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est aux cieux.
    Mais celui qui me reniera devant les hommes,
moi aussi je le renierai
devant mon Père qui est aux cieux. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.



Samedi 20 juin


Le Saint du jour:

Saint Silvère

Saint Silvère fut le 58e pape, qui ne gouverna que pendant un an, de 536 à 537. Élu juste après la prise de Rome par les Byzantins, il réussit à empêcher l'effusion de sang mais il fut condamné à l'exil pour haute trahison par l'impératrice Théodora. Elle le dépouilla de ses vêtements pontificaux et lui dit revêtir une simple bure. Elle l'envoya en exil dans une petite île au large de Naples, où il mourut de faim.

Première lecture

« Zacharie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel » (2 Ch 24, 17-25)

Lecture du deuxième livre des Chroniques

Après la mort de Joad,
les princes de Juda vinrent se prosterner devant le roi Joas,
et alors le roi les écouta.
    Les gens abandonnèrent
la maison du Seigneur, Dieu de leurs pères,
pour servir les poteaux sacrés et les idoles.
À cause de cette infidélité,
la colère de Dieu s’abattit sur Juda et sur Jérusalem.
    Pour les ramener à lui, Dieu envoya chez eux des prophètes.
Ceux-ci transmirent le message,
mais personne ne les écouta.
    Dieu revêtit de son esprit
Zacharie, le fils du prêtre Joad.
Zacharie se présenta devant le peuple et lui dit :
« Ainsi parle Dieu :
Pourquoi transgressez-vous
les commandements du Seigneur ?
Cela fera votre malheur :
puisque vous avez abandonné le Seigneur,
le Seigneur vous abandonne. »
    Ils s’ameutèrent alors contre lui
et, par commandement du roi, le lapidèrent
sur le parvis de la maison du Seigneur.
    Le roi Joas, en faisant mourir Zacharie, fils de Joad,
oubliait la fidélité que Joad lui avait témoignée.
Zacharie s’était écrié en mourant :
« Que le Seigneur le voie, et qu’il fasse justice ! »

Or, à la fin de l’année, l’armée d’Aram monta contre le roi Joas
et arriva en Juda et à Jérusalem.
Ses hommes massacrèrent tous les princes du peuple
et envoyèrent tout le butin au roi de Damas.
    L’armée d’Aram ne comptait qu’un petit nombre d’hommes,
et pourtant le Seigneur leur livra une armée très importante,
parce que les gens de Juda avaient abandonné le Seigneur,
Dieu de leurs pères ;
et Joas reçut le châtiment qu’il méritait.
    Lorsque les Araméens partirent,
le laissant dans de grandes souffrances,
ses serviteurs complotèrent contre lui
parce qu’il avait répandu le sang du fils du prêtre Joad,
et ils le tuèrent sur son lit.
Il mourut, et on l’ensevelit dans la Cité de David,
mais non pas dans les tombeaux des rois.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 88 (89), 4-5, 29-30, 31-32, 33-34)

R/ Sans fin, je lui garderai mon amour. (ps 88, 29a)

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

« Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle ;
je fonderai sa dynastie pour toujours,
son trône aussi durable que les cieux.

« Si ses fils abandonnent ma loi
et ne suivent pas mes volontés,
s’ils osent violer mes préceptes
et ne gardent pas mes commandements.

« Je punirai leur faute en les frappant.
et je châtierai leur révolte,
mais sans lui retirer mon amour,
ni démentir ma fidélité. »

Évangile

« Ne vous faites pas de souci pour demain » (Mt 6, 24-34)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Nul ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

C’est pourquoi je vous dis :
Ne vous souciez pas,
pour votre vie, de ce que vous mangerez,
ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez.
La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture,
et le corps plus que les vêtements ?
    Regardez les oiseaux du ciel :
ils ne font ni semailles ni moisson,
ils n’amassent pas dans des greniers,
et votre Père céleste les nourrit.
Vous-mêmes, ne valez-vous pas
beaucoup plus qu’eux ?
    Qui d’entre vous, en se faisant du souci,
peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
    Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ?
Observez comment poussent les lis des champs :
ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
    Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire,
n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
    Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs,
qui est là aujourd’hui,
et qui demain sera jetée au feu,
ne fera-t-il pas bien davantage pour vous,
hommes de peu de foi ?

Ne vous faites donc pas tant de souci ;
ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?”
ou bien : “Qu’allons-nous boire ?”
ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent.
Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
    Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice,
et tout cela vous sera donné par surcroît.
    Ne vous faites pas de souci pour demain :
demain aura souci de lui-même ;
à chaque jour suffit sa peine. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.



Vendredi 19 juin


Le Saint du jour:


Saint Romuald de Ravenne

Saint Romuald est le fondateur, au XIe siècle, des Camaldules, un ordre de moines bénédictins ermites. Descendant d'une grande famille de Ravenne, Romuald eut une jeunesse mondaine. Sa vie changea le jour où il vit son père tuer en duel un autre membre de sa famille. Il devint alors moine pour expier la faute de son père. Épris d'absolu, il essaya de réformer la vie communautaire de certaines abbayes, mais en vain. Il choisit donc de vivre seul, en ascète. Et il fonda au cœur de la forêt de Camaldoli, en Toscane, une congrégation aujourd'hui pratiquement disparue.

Première lecture

« On donna l’onction à Joas et on l’acclama en criant : “Vive le roi !” » (2 R 11, 1-4.9-18.20)

Lecture du deuxième livre des Rois

En ces jours-là,
    lorsque Athalie, mère d’Ocozias,
apprit que son fils était mort,
elle entreprit de faire périr toute la descendance royale.
    Mais Josabeth, fille du roi Joram et sœur d’Ocozias,
prit Joas, un des fils du roi Ocozias,
pour le soustraire au massacre.
Elle le cacha, lui et sa nourrice,
dans une chambre de la maison du Seigneur,
pour le dissimuler aux regards d’Athalie ;
c’est ainsi qu’il évita la mort.
    Il demeura avec Josabeth pendant six ans,
caché dans la maison du Seigneur,
tandis qu’Athalie régnait sur le pays.

Au bout de sept ans,
le prêtre Joad envoya chercher
les officiers des mercenaires et des gardes,
et les fit venir près de lui dans la maison du Seigneur.
Il conclut une alliance avec eux,
leur fit prêter serment dans la maison du Seigneur,
et leur montra le fils du roi.
    Les officiers exécutèrent tous les ordres du prêtre Joad.
Chacun prit ses hommes,
ceux qui entraient en service le jour du sabbat,
et ceux qui en sortaient ce jour-là,
et tous rejoignirent le prêtre Joad.
    Celui-ci leur remit les lances et les carquois du roi David,
qui étaient conservés dans la maison du Seigneur.
    Les gardes se postèrent, les armes à la main, devant l’autel,
du côté sud et du côté nord de la Maison,
afin d’entourer le futur roi.
    Alors Joad fit avancer le fils du roi,
lui remit le diadème et la charte de l’Alliance,
et on le fit roi.
On lui donna l’onction,
on l’acclama en battant des mains et en criant :
« Vive le roi ! »

Athalie entendit cette clameur des gardes et du peuple,
et elle accourut vers le peuple à la maison du Seigneur.
    Et voilà ce qu’elle vit :
le roi debout sur l’estrade, selon le rituel ;
auprès de lui les officiers et les trompettes,
et tout le peuple du pays criant sa joie
tandis que les trompettes sonnaient.
Alors, elle déchira ses vêtements et s’écria :
« Trahison ! Trahison ! »
    Le prêtre Joad donna cet ordre aux officiers :
« Faites-la sortir de la Maison, à travers vos rangs.
Si quelqu’un veut la suivre, frappez-le par l’épée. »
En effet, le prêtre Joad avait interdit
de la mettre à mort dans la maison du Seigneur.
    On mit la main sur elle,
et elle arriva au palais par la porte des Chevaux.
C’est là qu’elle fut mise à mort.

Joad conclut une alliance
entre le Seigneur, le roi et le peuple,
pour que le peuple soit le peuple du Seigneur ;
il conclut l’alliance entre le roi et le peuple.
    Alors, tous les gens du pays entrèrent dans le temple de Baal
et le démolirent.
Ils mirent en pièces ses autels et ses statues
et, devant les autels, ils tuèrent Matane, prêtre de Baal.
Le prêtre Joad posta ensuite des gardes
devant la maison du Seigneur.
    Tous les gens du pays étaient dans la joie,
et la ville retrouva le calme.
Quant à Athalie,
on l’avait mise à mort par l’épée dans la maison du roi.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 131 (132), 11, 12, 13-14, 17-18)

R/ Le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire. (Ps 131, 13)

Le Seigneur l’a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.

« Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siégeront sur le trône dressé pour toi. »

Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
« Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré.

« Là, je ferai germer la force de David ;
pour mon messie, j’ai allumé une lampe.
Je vêtirai ses ennemis de honte,
mais, sur lui, la couronne fleurira. »

Évangile

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6, 19-23)

Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ne vous faites pas de trésors sur la terre,
là où les mites et les vers les dévorent,
où les voleurs percent les murs pour voler.
    Mais faites-vous des trésors dans le ciel,
là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent,
pas de voleurs qui percent les murs pour voler.
    Car là où est ton trésor,
là aussi sera ton cœur.

La lampe du corps, c’est l’œil.
Donc, si ton œil est limpide,
ton corps tout entier sera dans la lumière ;
    mais si ton œil est mauvais,
ton corps tout entier sera dans les ténèbres.
Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres,
comme elles seront grandes, les ténèbres ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.