Mardi 9 juin


Le Saint du jour

Saint Ephrem, diacre et Docteur de l'Eglise

Intellectuel, poète, chantre, homme d’action et de charité. Rarement on trouve des qualités aussi diverses chez la même personne, comme c’est le cas pour saint Ephrem(306-373), docteur de l’Eglise. Il choisit le christianisme contre la volonté de son père et devient un éminent héraut de la foi.  

Première lecture

« La jarre de farine ne s’épuisa pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie » (1 R 17, 7-16)

Lecture du premier livre des Rois

En ces jours-là,
sur l’ordre du prophète Élie,
    au bout d’un certain temps,
il ne tombait plus une goutte de pluie dans tout le pays,
et le torrent où buvait le prophète finit par être à sec.
    Alors la parole du Seigneur lui fut adressée :
    « Lève-toi, va à Sarepta, dans le pays de Sidon ;
tu y habiteras ;
il y a là une veuve que j’ai chargée de te nourrir. »
    Le prophète Élie partit pour Sarepta,
et il parvint à l’entrée de la ville.
Une veuve ramassait du bois ;
il l’appela et lui dit :
« Veux-tu me puiser, avec ta cruche,
un peu d’eau pour que je boive ? »
    Elle alla en puiser.
Il lui dit encore :
« Apporte-moi aussi un morceau de pain. »
    Elle répondit :
« Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu :
je n’ai pas de pain.
J’ai seulement, dans une jarre,
une poignée de farine,
et un peu d’huile dans un vase.
Je ramasse deux morceaux de bois,
je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste.
Nous le mangerons,
et puis nous mourrons. »
    Élie lui dit alors :
« N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit.
Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi,
ensuite tu en feras pour toi et ton fils.
    Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :
Jarre de farine point ne s’épuisera,
vase d’huile point ne se videra,
jusqu’au jour où le Seigneur
donnera la pluie pour arroser la terre. »

La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé,
et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils
eurent à manger.
    Et la jarre de farine ne s’épuisa pas,
et le vase d’huile ne se vida pas,
ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 4, 2, 3, 4-5, 7-8)

R/ Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! (Ps 4, 7b)

Quand je crie, réponds-moi,
Dieu, ma justice !
Toi qui me libères dans la détresse,
pitié pour moi, écoute ma prière !

Fils des hommes,
      jusqu’où irez-vous dans l’insulte à ma gloire,
l’amour du néant et la course au mensonge ?

Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle,
le Seigneur entend quand je crie vers lui.
Mais vous, tremblez, ne péchez pas ;
réfléchissez dans le secret, faites silence.

Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? »
Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage !
Tu mets dans mon cœur plus de joie
que toutes leurs vendanges et leurs moissons.

Évangile

« Vous êtes le sel de la terre. » (Mt 5, 13-16)

Alléluia. Alléluia.
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia. (Mt 5, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
    Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
    De même, que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


Lundi 8 juin


Le saint du jour:

Saint Médard, évêque de Noyon

Certains de ses miracles aidèrent des voleurs qui étaient en train de le voler, peut-être ce fut cette générosité qui inspira Hugo pour son Mgr Myriel dans « Les misérables». Saint Médard , fils d’un des Francs conquérants de la Gaule, évêque de l’actuel Saint-Quentin, meurt en 561.  

Première lecture

Élie se tenait devant la face du Seigneur Dieu d’Israël (1 R 17, 1-6)

Lecture du premier livre des Rois

En ces jours-là,
    le prophète Élie, de Tishbé en Galaad, dit au roi Acab :
« Par le Seigneur qui est vivant,
par le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur,
pendant plusieurs années il n’y aura pas de rosée ni de pluie,
à moins que j’en donne l’ordre. »
    La parole du Seigneur lui fut adressée :
    « Va-t’en d’ici, dirige-toi vers l’est,
et cache-toi près du torrent de Kérith,
qui se jette dans le Jourdain.
    Tu boiras au torrent,
et j’ordonne aux corbeaux de t’apporter ta nourriture. »
    Le prophète fit ce que le Seigneur lui avait dit,
et alla s’établir près du torrent de Kérith,
qui se jette dans le Jourdain.
    Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, matin et soir,
et le prophète buvait au torrent.

            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)

R/ Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)

Je lève les yeux vers les montagnes :
d’où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser,
qu’il ne dorme pas, ton gardien.
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,
le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,
se tient près de toi.
Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,
ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal,
il gardera ta vie.
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,
maintenant, à jamais.

Évangile

« Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux !
Alléluia. (Mt 5, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    voyant les foules,
Jésus gravit la montagne.
Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
    Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.
Il disait :
    « Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.
    Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés.
    Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
    Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
    Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
    Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
    Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux.
    Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,
si l’on vous persécute
et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,
à cause de moi.
    Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux !
C’est ainsi qu’on a persécuté
les prophètes qui vous ont précédés. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.



Dimanche 7 juin


Le Saint du jour:

Le Saint Sacrement du corps et du sang du Christ  

Première lecture

« Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple d’Israël :
    « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite
pendant quarante années dans le désert ;
le Seigneur ton Dieu te l’a imposée
pour te faire passer par la pauvreté ;
il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :
allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?
    Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,
et il t’a donné à manger la manne
– cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –
pour que tu saches que l’homme
ne vit pas seulement de pain,
mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.
    N’oublie pas le Seigneur ton Dieu
qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,
de la maison d’esclavage.
    C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,
vaste et terrifiant,
pays des serpents brûlants et des scorpions,
pays de la sécheresse et de la soif.
C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau
de la roche la plus dure.
    C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne
– cette nourriture inconnue de tes pères. »

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)

R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.

Il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.

Deuxième lecture

« Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
    la coupe de bénédiction que nous bénissons,
n’est-elle pas communion au sang du Christ ?
Le pain que nous rompons,
n’est-il pas communion au corps du Christ ?
    Puisqu’il y a un seul pain,
la multitude que nous sommes est un seul corps,
car nous avons tous part à un seul pain.

    – Parole du Seigneur.

Séquence

()

Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».


Sion, célèbre ton Sauveur,
chante ton chef et ton pasteur
    par des hymnes et des chants.

Tant que tu peux, tu dois oser,
car il dépasse tes louanges,
    tu ne peux trop le louer.

Le Pain vivant, le Pain de vie,
il est aujourd’hui proposé
    comme objet de tes louanges.

Au repas sacré de la Cène,
il est bien vrai qu’il fut donné
    au groupe des douze frères.

Louons-le à voix pleine et forte,
que soit joyeuse et rayonnante
    l’allégresse de nos cœurs !

C’est en effet la journée solennelle
où nous fêtons de ce banquet divin
    la première institution.

À ce banquet du nouveau Roi,
la Pâque de la Loi nouvelle
    met fin à la Pâque ancienne.

L’ordre ancien le cède au nouveau,
la réalité chasse l’ombre,
    et la lumière, la nuit.

Ce que fit le Christ à la Cène,
il ordonna qu’en sa mémoire
    nous le fassions après lui.

Instruits par son précepte saint,
nous consacrons le pain, le vin,
    en victime de salut.

C’est un dogme pour les chrétiens
que le pain se change en son corps,
    que le vin devient son sang.

Ce qu’on ne peut comprendre et voir,
notre foi ose l’affirmer,
    hors des lois de la nature.

L’une et l’autre de ces espèces,
qui ne sont que de purs signes,
    voilent un réel divin.

Sa chair nourrit, son sang abreuve,
mais le Christ tout entier demeure
    sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser,
le rompre ni le diviser ;
    il est reçu tout entier.

Qu’un seul ou mille communient,
il se donne à l’un comme aux autres,
    il nourrit sans disparaître.

Bons et mauvais le consomment,
mais pour un sort bien différent,
    pour la vie ou pour la mort.

Mort des pécheurs, vie pour les justes ;
vois : ils prennent pareillement ;
    quel résultat différent !

Si l’on divise les espèces,
n’hésite pas, mais souviens-toi
qu’il est présent dans un fragment
    aussi bien que dans le tout.

Le signe seul est partagé,
le Christ n’est en rien divisé,
ni sa taille ni son état
    n’ont en rien diminué.

* Le voici, le pain des anges,
il est le pain de l’homme en route,
le vrai pain des enfants de Dieu,
    qu’on ne peut jeter aux chiens.

D’avance il fut annoncé
par Isaac en sacrifice,
par l’agneau pascal immolé,
    par la manne de nos pères.

Ô bon Pasteur, notre vrai pain,
ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels
    dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout,
toi qui sur terre nous nourris,
conduis-nous au banquet du ciel
et donne-nous ton héritage,
    en compagnie de tes saints.
Amen.

Évangile

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,
dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain,
il vivra éternellement.
Alléluia. (Jn 6, 51.58)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules des Juifs :
    « Moi, je suis le pain vivant,
qui est descendu du ciel :
si quelqu’un mange de ce pain,
il vivra éternellement.
Le pain que je donnerai, c’est ma chair,
donnée pour la vie du monde. »
    Les Juifs se querellaient entre eux :
« Comment celui-là
peut-il nous donner sa chair à manger ? »
    Jésus leur dit alors :
« Amen, amen, je vous le dis :
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,
et si vous ne buvez pas son sang,
vous n’avez pas la vie en vous.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
    En effet, ma chair est la vraie nourriture,
et mon sang est la vraie boisson.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi,
et moi, je demeure en lui.
    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,
et que moi je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
    Tel est le pain qui est descendu du ciel :
il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.
Eux, ils sont morts ;
celui qui mange ce pain
vivra éternellement. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.



Samedi 6 juin


Le Saint du jour:

Saint Claude évêque du Jura

Bien que peu connu, Claude est un des saints les plus illustres de France. Il est né à Salins, puis devenu chanoine de la cathédrale de Besançon, il en sera ensuite l’archevêque. Il se retira plus tard au monastère de Condat qu’il dirigea comme abbé pendant 55 ans avant sa mort en 703.  

Première lecture

« Fais ton travail d’évangélisateur. Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice. Le Seigneur me remettra la couronne de la justice » (2 Tm 4, 1-8)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    devant Dieu,
et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,
je t’en conjure,
au nom de sa Manifestation et de son Règne :
    proclame la Parole,
interviens à temps et à contretemps,
dénonce le mal, fais des reproches, encourage,
toujours avec patience et souci d’instruire.
    Un temps viendra
où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ;
mais, au gré de leurs caprices,
ils iront se chercher une foule de maîtres
pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau.
    Ils refuseront d’entendre la vérité
pour se tourner vers des récits mythologiques.
    Mais toi, en toute chose garde la mesure,
supporte la souffrance,
fais ton travail d’évangélisateur,
accomplis jusqu’au bout ton ministère.
    Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice,
le moment de mon départ est venu.
    J’ai mené le bon combat,
j’ai achevé ma course,
j’ai gardé la foi.
    Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :
le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,
et non seulement à moi,
mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour
sa Manifestation glorieuse.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 70 (71), 8-9, 14-15ab, 16-17, 22)

R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. (cf. Ps 70, 15ab)

Je n’avais que ta louange à la bouche,
tout le jour, ta splendeur.
Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli ;
alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas.

Et moi qui ne cesse d’espérer,
j’ajoute encore à ta louange.
Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut.

Je revivrai les exploits du Seigneur
en rappelant que ta justice est la seule.
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe
pour ta vérité, ô mon Dieu !
Je jouerai pour toi de ma cithare,
Saint d’Israël !

Évangile

« Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)

Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    dans son enseignement, Jésus disait :
« Méfiez-vous des scribes,
qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat
et qui aiment les salutations sur les places publiques,
    les sièges d’honneur dans les synagogues,
et les places d’honneur dans les dîners.
    Ils dévorent les biens des veuves
et, pour l’apparence, ils font de longues prières :
ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »

Jésus s’était assis dans le Temple
en face de la salle du trésor,
et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
    Une pauvre veuve s’avança
et mit deux petites pièces de monnaie.
    Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres.
    Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,
tout ce qu’elle avait pour vivre. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.



Vendredi 5 juin


Le Saint du jour:

Saint Boniface, apôtre de l’Allemagne, archevêque de Mayence, martyr

Apôtre de l’Allemagne, au VII s. Boniface évangélise les populations au-delà du Rhin. Son œuvre jette les bases pour l’évangélisation politique et sociale européenne de Charles le Grand. Le pape Grégoire II en favorise l’élan missionnaire et le consacre évêque de Mayence. Il est saint depuis 1828.  

Première lecture

« Tous ceux qui veulent vivre en hommes religieux dans le Christ Jésus subiront la persécution » (2 Tm 3, 10-17)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    toi, tu m’as suivi pas à pas
dans l’enseignement, la manière de diriger et les projets,
dans la foi, la patience, la charité et la persévérance,
  dans les persécutions et les souffrances,
celles qui me sont arrivées à Antioche, à Iconium et à Lystres,
toutes les persécutions que j’ai subies.
Et de tout cela le Seigneur m’a délivré.
    D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre
en hommes religieux dans le Christ Jésus
subiront la persécution.
    Quant aux hommes mauvais et aux charlatans,
ils iront toujours plus loin dans le mal,
ils seront à la fois trompeurs et trompés.

    Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris :
de cela tu as acquis la certitude,
sachant bien de qui tu l’as appris.
    Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :
elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,
en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ.
    Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;
elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,
redresser, éduquer dans la justice ;
    grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,
équipé pour faire toute sorte de bien.

            – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 118 (119), 157.160, 161.165, 166.168)

R/ Grande est la paix de qui aime ta loi, Seigneur. (Ps 118, 165a)

Ils sont nombreux mes persécuteurs, mes oppresseurs ;
je ne dévie pas de tes exigences.
Le fondement de ta parole est vérité ;
éternelles sont tes justes décisions.

Des grands me persécutent sans raison ;
mon cœur ne craint que ta parole.
Grande est la paix de qui aime ta loi ;
jamais il ne trébuche.

Seigneur, j’attends de toi le salut :
j’accomplis tes volontés.
J’observe tes exigences et tes préceptes :
toutes mes voies sont devant toi.

Évangile

« Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? » (Mc 12, 35-37)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    quand Jésus enseignait dans le Temple,
il déclarait :
« Comment les scribes peuvent-ils dire
que le Messie est le fils de David ?
    David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint :
Le Seigneur a dit à mon Seigneur :
“Siège à ma droite
jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis
sous tes pieds !”
David lui-même le nomme Seigneur.
D’où vient alors qu’il est son fils ? »
Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir.

            – Acclamons la Parole de Dieu.



Jeudi 4 juin


Le Saint du jour:

Saint François Caracciolo, fondateur de la congrégation des Clercs réguliers

Né dans une des familles les plus en vue de l’Italie méridionale, les Caracciolo, Ascagne prendra le nom de François, en honneur du Saint d’Assise, à l’approbation du nouvel Institut. Dévot de Marie et amoureux de l’Eucharistie, il œuvre, jusqu’à sa mort en 1608, pour en diffuser l’Adoration.  

Première lecture

« On n’enchaîne pas la parole de Dieu ! Si nous sommes morts avec le Christ, avec lui nous vivrons » (2 Tm 2, 8-15)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    souviens-toi de Jésus Christ,
ressuscité d’entre les morts,
le descendant de David :
voilà mon Évangile.
    C’est pour lui que j’endure la souffrance,
jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur.
Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
    C’est pourquoi je supporte tout
pour ceux que Dieu a choisis,
afin qu’ils obtiennent, eux aussi,
le salut qui est dans le Christ Jésus,
avec la gloire éternelle.

Voici une parole digne de foi :
Si nous sommes morts avec lui,
avec lui nous vivrons.
    Si nous supportons l’épreuve,
avec lui nous régnerons.
Si nous le rejetons,
lui aussi nous rejettera.
    Si nous manquons de foi,
lui reste fidèle à sa parole,
car il ne peut se rejeter lui-même.
    Voilà ce que tu dois rappeler,
en déclarant solennellement devant Dieu
qu’il faut bannir les querelles de mots :
elles ne servent à rien,
sinon à perturber ceux qui les écoutent.
    Toi-même, efforce-toi de te présenter devant Dieu
comme quelqu’un qui a fait ses preuves,
un ouvrier qui n’a pas à rougir de ce qu’il a fait
et qui trace tout droit le chemin de la parole de vérité.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 24 (25), 4-5ab, 8-9, 10.14)

R/ Seigneur, enseigne-moi tes voies. (Ps 24, 4a)

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

Évangile

« Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 28b-34)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    un scribe s’avança pour demander à Jésus :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
    Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
    Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.
    Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
    Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître,
tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
    L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
    Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

    – Acclamons la Parole de Dieu.